Monthly Archive for February, 2006

La réponse de Bruno de Beauregard au maire adjoint d’Asnières

MAJ 7/7/08 Bruno de Beauregard condamné pour diffamation envers Manuel Aeschlimann

L’affaire Mayetic/Aeschlimann, c’est 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, et 100% sans pub. Bruno de Beauregard, ancien président de Mayetic, répond au maire-adjoint d’Asnières. A lire directement sur son blog : “L’attaque des clones“.

Bon, je me suis fait une raison pour le pot. Mais est-ce que pour la Saint-Valentin on pourrait se mettre d’accord sur un cesser-le-feu ?

Référence : L’État de droit et les blogueurs face la manipulation

Les autres droits de réponse concernant l’affaire Mayetic sont ici :
Précisions du Maire-Adjoint d’Asnières, délégué à la communication
La réponse d’asnierois.org au maire adjoint d’Asnières

MAJ 14/2/06 Article du Journal du Net consacré au volet économique du dossier, peu abordé jusqu’ici. Figure notamment ceci, de Miguel Membrado : “La CDC nous a vanté ses avantages et nous a demandé d’être seule actionnaire“. Voilà qui complète utilement le point 3 de ma première note sur le sujet.

A noter aussi ce blog et cette synthèse, qui tentent de rendre cohérents tous les éléments de cette affaire.

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Les commentaires sont ici

Manuel de survie du dirigeant paniqué par la blogosphère

MAJ 7/7/08 Bruno de Beauregard (fondateur Mayetic) condamné pour diffamation envers Manuel Aeschlimann

A l’origine, j’envisageais ce blog comme un outil d’aide à la réflexion, et non comme un moyen de communication. Poser sa pensée par écrit permet de l’approfondir. Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que j’avais en quelques sortes rédigé une ébauche théorique, qui s’est vite retrouvée confrontée à la réalité. Pour la postérité, appelons-la l’expérience Aeschlimann-Beauregard. Afin d’éviter toute accusation de favoritisme de la part de nos deux frères-ennemis, je précise que, dans l’ordre alphabétique, le A vient avant le B.

Transparence

Concernant la transparence, ma note “Loïc Le Meur l’agneau sacrificiel de la transparence” indiquait :

S’opposer à la transparence est vain. Non pas pour des raisons morales. Le culte de la transparence est d’importation. La société française fonctionnait à sa façon sur d’autres principes. Mais pour des raisons techniques.

Tout ce que nous faisons et disons laisse des traces, et de plus en plus. Toute tentative d’étouffement ou de falsification a de grandes chances d’être repérée. Un disque dur n’est jamais véritablement effacé, la partie visible d’un fichier n’est que la face émergée de l’iceberg, nous laissons nos empreintes partout sur le net, et notre mobile permet de nous suivre à la trace. Et ce n’est qu’un début.

L’expérience Aeschlimann-Beauregard a permis de le vérifier en pratique à deux reprises, d’abord dans Wikipédia, ensuite dans les commentaires bidons. Si la mairie avait réagi tout de suite dans le premier cas, en admettant les faits et en explicitant ses raisons - comme l’a fait le Congrès américain - elle aurait été crédible lors de son démenti dans le deuxième cas.

Généralement la transparence fait peur car elle signifie qu’on ne va plus pouvoir cacher nos conneries. Mais dans l’ensemble les blogueurs sont adultes et humains, et donc très tolérants concernant les erreurs. Ce qu’ils rejettent, c’est toute atteinte au triptyque éthique-authenticité-transparence.

L’exemple le plus édifiant à ce jour de la grosse connerie avouée et pardonnée au centuple concerne Lawrence Lessig. Il s’agit d’un professeur de droit de la prestigieuse université de Princeton, qui a publié quantité d’ouvrages qui font référence dans le domaine du droit de l’Internet. Il a également intenté un procès devant la Cour suprême des Etats-Unis contre Walt Disney. Il est par ailleurs à l’origine des licences Creative Commons, qui sont un peu une extension du mouvement du logiciel libre à toutes les formes de création numérique.

Et bien figurez-vous que ce brillant juriste, qui donne des leçons à la terre entière dans des présentations exceptionnelles (PowerPoint et même Steve Jobs c’est un peu les discours de Fidel Castro, en comparaison), cette sommité donc, a fait une connerie monumentale. Il ne s’est pas rendu compte que les licences Creative Commons étaient incompatibles entre elles, et qu’il s’ensuivrait un désastre s’il n’y était pas rapidement remédié.

Alors il aurait pu dire que c’était un étudiant de passage qui les avait rédigées, corrompu en douce par le méchant Bill Gates dans une stratégie machiavélique de plus. Au lieu de celà, il a pris son blog et a tout avoué (je résume) : “hum, désolé les gars, j’ai fait une grosse connerie avec mes licences. ah, et puis aussi une autre, je n’ai pas très bien tenu la comptabilité de la fondation, donc avec toutes mes conneries, j’ai besoin de $225.000 d’ici à la fin du mois”. Que croyez-vous qu’il advint ? Loin d’être lynché le brillant professeur de droit obtint plus de $225.000 avant la fin du mois, dont $25.000 de Microsoft au moment où il craignait de ne pas y arriver, plus un petit chèque anonyme d’un million de dollars.

Non ce n’est pas un conte de fée, c’est la réalité. C’est comme ça que fonctionne le net. Les internautes font naturellement confiance et preuve d’empathie, loin des analyses sur l’individualisme grandissant de nos sociétés. Contrairement à ce que dit Sarkozy ici, les blogs ce n’est pas du tout, mais alors pas du tout, comme les radios libres. C’est un média avec une voie de retour à priori bienveillante, mais qui se transforme en tsunami si vous avez un comportement qui ne respecte pas le tabou social suprême de la confiance.

Une nouvelle espèce : l’activiste responsable

Bien sûr vous pensez que malgré tout l’Etat central ou votre structure centralisée ont les moyens de prévaloir, de résister à un tsunami de blogueurs. Non, il va falloir composer, cesser de se considérer au dessus. Dans ma note “La prise de pouvoir de l’activiste“, j’écrivais :

La destruction des tours du World Trade Center le 11 septembre 2001 symbolise un tournant dans le rapport de forces entre l’activiste et les structures centralisées étatiques. Quelques individus, agissant de façon décentralisée avec la palette des technologies courantes, peuvent damer le pion à la nation la plus puissante. On trouve quantité d’autres exemples, moins tragiques, de cet affaissement des structures centralisées au profit de petits groupes décentralisés.

Un certain angélisme conduit à considérer cette décentralisation comme éminemment positive. Sans doute parce que comparer un mouvement globalement positif comme le logiciel libre et un mouvement terroriste organisé selon les mêmes principes apparaît à priori choquant. Or ce n’est pas en étant béat d’admiration que nous éviterons le pire, c’est en l’anticipant et donc en développant divers anticorps.

Si l’activiste ne mûrit pas, en délaissant sa posture protestataire au profit d’une approche constructive et raisonnée des problèmes, l’accroissement de son pouvoir aura des effets désastreux si rien ne peut lui résister. Le pouvoir donne des responsabilités. Chacun, des deux côtés de cette ligne imaginaire qui semble les diviser, devrait les assumer pleinement.

Si l’on étudie en détail mes notes depuis le début de l’expérience Aeschlimann-Beauregard, on voit que j’ai essayé de tendre vers cette nouvelle forme d’activisme, en même temps extrêmement déterminé, et en même temps extrêmement responsable. J’ai constamment défendu la présomption d’innocence du député. Je me suis opposé à tout ce qui pouvait mener au lynchage. Mais j’ai demandé des comptes et des explications et que l’affaire soit portée en justice, et j’ai tout fait pour l’obtenir, annonçant à l’avance, prévenant, expliquant. Et ce comportement n’est pas du tout unique.

Dans l’ensemble, à quelques exceptions marginales près, tous les blogueurs qui ont parlé de l’affaire se sont posés beaucoup de questions et n’ont rien pris pour argent comptant. Chacun était très conscient de ses limites. Nombreux sont ceux qui n’ont pas fait mystère de leur sentiment. Chaque sensibilité a d’une certaine façon été représentée. Mais il n’y a pas eu d’emballement, comme il y en a si souvent dans la presse. Une simple, calme et lente tâche d’huile se répandait à la mesure du silence de plus en plus insistant du député. Et la demande de court-circuiter la justice des anciens dirigeants de Mayetic ne semble pas avoir eu beaucoup de succès (ils contestent cette interprétation dans ce commentaire).

Depuis ma note, j’ai par ailleurs constaté par la pratique qu’un activiste qui acquiert un peu trop de pouvoir voit assez vite apparaître une série de contre-pouvoirs. C’est quelque chose qu’il est difficile de comprendre sans bloguer soi-même. Mais ça semble vraiment s’autoréguler.

A titre d’exemple, Christophe Grébert commence a avoir une série d’oposants qui ne sont pas tous fabriqués. C’est assez sain. Le problème, c’est que ça ne fonctionne pas bien dans son cas parce que des imbéciles ont cru malin de lui fabriquer de faux opposants. De la sorte, on décrédibilise les vrais et on l’amène à fermer les écoutilles. Au final il tape plus fort, il fait plus mal, soit les ingrédients parfaits pour booster son audience. Le site d’Alex, qui a laissé un commentaire ici, a l’air authentique. Il faudrait que je le lise en détails pour me faire une idée plus précise. Mais à priori il est nettement plus suspect que si on laissait Christophe raconter ses conneries (ou pas) en paix.

Du dirigeant au responsable activiste

Alors comment le dirigeant doit-il réagir dans ce nouveau monde, où chacun ne dispose que d’une voix mais bénéficie de bienveillance s’il se conforme au triptyque éthique-authenticité-transparence ? Voici ce que j’en pensais, dans ma note “Un dirigeant doit-il bloguer ?” :

Un homme de pouvoir avisé n’a probablement pas personnellement intérêt à bloguer au fil de la plume. On sort de l’ambiguïté à son détriment, selon la formule d’un cardinal.

Nous vivons toutefois une période où le crédit dont jouit un individu est inversement proportionnel à l’ampleur de ses responsabilités. La pureté de l’innocence va à ceux qui ne se salissent pas les mains, en refusant systématiquement toute forme d’engagement et de responsabilité. Aux autres le fardeau permanent du soupçon de culpabilité.

Lorsque l’on se borne à une posture contemplative, le pouvoir est vu comme nauséabond et corrupteur. On voit un fait particulier qui nous déplaît, sans le replacer dans son contexte. Ce n’est pas toujours faux, mais si l’on se donne la peine de s’impliquer et de s’informer, les turpitudes sont pratiquement toujours explicables sans rentrer dans une dialectique opposant les bons et les méchants.

Pour faire pièce au pouvoir grandissant de l’activiste, qui demande des comptes, le silence devient la pire des réponses. Il est temps de revenir à Montesquieu qui posait que pour faire de grandes choses, il ne faut pas être au dessus des hommes, il faut être avec eux.

Réflexion sur la stratégie électorale dans la blogosphère

Voici ce que je répondais à ~laurent, dans ce commentaire :

quant au député sur le plan de la stratégie électorale, etc., il me rappelle beaucoup Karl Rove par rapport à George Bush. c’est plutôt un compliment dans mon esprit. mais il est certain qu’envisager les électeurs comme des niches que l’on agglomère, ça ne doit pas attirer que des amis.

ce sont des questions intéressantes. le parti socialiste est de moins en moins présent sur le terrain. si tous les partis modérés font pareil, on cède en fait le terrain aux extrémistes de tout poil qui labourent bien, eux. des stratégies inspirées du monde de l’entreprise pour renouer le contact avec les électeurs semblent assez appropriées.

sur ce point la blogosphère est fascinante, car il y a une forte opposition qui est en train de se créer contre ces méthodes (y compris chez toi).

la politique française avait deux trains de retard. les techniques marketing des sarkoboys lui permettent d’en reprendre un. mais les blogs sont déjà en train de les ringardiser, sur le même mode que ce que l’on observe dans le domaine économique.

naturellement, tout est une question de timing, et un truc n’est pas ringard de façon binaire du jour au lendemain. mais peut-on utiliser les techniques mass médias et d’autres sur le net, j’en doute fortement. c’est un peu le dilemme de l’innovateur, tout ça. pour être crédible sur le net, il faut probablement choisir de faire l’impasse sur le gros du marché (la prochaine campagne présidentielle) pour pouvoir mieux le contrôler au coup d’après.

je sens que je vais me faire assassiner pour tenir des propos qui paraîtront à certains ultra-cyniques ;-)

la question morale de mon point de vue ne doit pas porter sur les méthodes, mais sur les buts. attac utilise par exemple toutes les méthodes de ce qu’ils condamnent par ailleurs, mais le justifient par le fait que leur combat est juste. ‘ils sont les gentils’

Si vous-avez des références vers des documents ou des notes qui compléteraient utilement ces quelques réflexions, merci de les fournir en commentaire, je les ajouterai à la fin de cette note, qui est un work in progress.

Référence : L’État de droit et les blogueurs face la manipulation

La réponse d’asnierois.org au maire adjoint d’Asnières

MAJ 7/7/08 Bruno de Beauregard (fondateur Mayetic) condamné pour diffamation envers Manuel Aeschlimann

MAJ 7/7/08 Tripatouillages des modérateurs du forum asnierois.org

Rhalala, impossible de passer le week-end tranquille. Philippe Vassé, président de l’ADECA, qui publie le site asnierois.org, répond au maire-adjoint d’Asnières, qui l’évoquait dans le commentaire de cette note, republié ici. Je republie donc également en note. Il y a de plus en plus de beau monde sur ce blog. Quand est-ce qu’on prend un pot ensemble ?

Bonjour,

Je reviens ce matin de Taiwan où je passais des moments merveilleux et agréables.

Et patatras, je sors de l’avion confortable d’Eva Air pour me voir citer par le célèbre Charles Caillet, premier maire adjoint de Manuel Aeschlimann.

Charles Caillet n’est pas juriste et de plus il semble fatigué. Aidons ce brave homme qui ne veut que le bien des entreprises et des salariés de France.

Le site www.asnierois.org appartient non à moi- je n’en suis pas le dirigeant- mais à l’association de loi 1901 ADECA - association de défense des contribuables asniérois- Celle qui a initié la fameuse affaire du Festival Folklorique de juin 1998 dans laquelle le maire d’Asnières a été entendu- enfin- comme témoin assisté.

Cette association a créé un site où la vérité des faits est incontestée, mais que Manuel Aeschlimann poursuit depuis deux ans de sa hargne judiciaire avec nos impôts- 300 000 euros de frais d’avocats par an à Asnières: record national enfoncé!!!

Alors, sur 14 procès, la mairie a eu deux jugements définitifs en sa faveur car non contestés en temps et heure par l’ADECA dont je ne suis que le Président: pour un TRACT écrit associatif et des refus de droit de réponse!!!

Les 3 autres jugements qu’évoque Monsieur Caillet, qui influa dans un passé récent- avant sa retraite- à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris et Hauts de Seine contre l’ADECA sont frappés d’Appel, mais notre écrivain du jour n’a pas dû en être informé par son patron.

Curieux oubli pour celui qui se dit chargé de rétablir les faits!!!

Passons sur la méthode. Allons au fond des faits.

www.asnierois.org que cite Monsieur Caillet, qui a été silencieux comme ancien ponte de la Chambre de Commerce sur le dossier Mayetic, a TOUJOURS dit la VERITE sur les faits asnié&rois. Même Charles Caillet ne le nie pas! Il préfère parler des condamnations pour propos diffamatoires selon la Justice dans UN TRACT et d’un refus de droit de réponse!!!

Il cite des faits judiciaires sans lien avec le site lui-même et essaie de créer la confusion entre faits et commentaires. Or, si les faits sont exacts et avérés, donc incontestés, pourquoi refuse-t-il d’ouvrir le débat sur ceux-ci? Croit-il les intrenautes assez stupides pour ne pas comprendre que les attaques personnelles, de plus fausses, ne servent pas sa cause, mais lui nuisent?

Alors, pourquoi cette hargne contre ses concitoyens, contre les sites et blogs qui se multiplient à Asnières et sont tous attaqués en Justice, même ceux des anciens élus de Manuel Aeschlimann comme le site de Monsieur Jean Jacques Semoun?

Pardi, la réponse est évidente: pour essayer de discréditer tout ce qui existe à Asnières de forces vives indépendantes qui ne supportent plus la dictature de l’information et veulent penser librement.

Monsieur Caillet se trompe de siècle et de pays. Il applique le célèbre adage du Procureur Vychinsky à Moscou en 1937: ” même si les accusés sont innocents, nous devons tout faire pour que tous les croient coupables”

Pour ma part, je comprends bien l’objet de sa haine. Mais je préfère discuter des faits de fond que suivre ces dénigrements quelque peu ubuesques.

Le 15 décembre 2005, 8 associations et 13 élus divers ont dénoncé ensemble en Conférence de presse -le Parisien et le Nouvel Observateur + l’AFP le climat de dictature à Asnières.

Il urge de ne pas se taire, de ne pas craindre la puissance de l’ami de Nicolas Sarkozy et de continuer à dire toute la vérité.

A Asnières, c’est dur, très dur! Mais nous le savons: le mensonge est l’arme des faibles”

Et la vérité sera la plus forte, n’en déplaise à Charles Caillet qui devrait ne pas se substituer à la Justice avant elle….

Philippe Vassé
Président de l’ADECA

MAJ 12/2/06 La nuit de sommeil produisant ses effets, Philippe Vassé revient en deuxième journée muni de nouvelles provisions :

Sur un homme qui parle de “diffamation” en spécialiste

Hier, à peine remis d’un jetlag de 7 heures, je répondais à l’intervention de Charles Caillet, enfin de celui qui a signé pour lui, l’élu en question étant Directeur de publication d’un médium écrit qui est l’organe public de Manuel Aeschlimann, le magazine Asnières-Infos.

On me signale avec humour à la rédaction de www.asnierois.org que j’étais vraiment mal réveillé de mon sommeil aérien. Dont acte.

J’avoue que j’ai effectivement oublié de pointer une information judiciaire rigoureusement exacte qui illustre le caractère pointu de spécialiste du droit de la diffamation de Charles Caillet: le journal Asnières-Infos magazine que dirige donc le grand Charles a déjà à son actif une série de condamnations défintives en diffamation si impressionnante que je ne suis pas parvenu à les dénombrer!!! www.asnierois.org en a recensé les péripéties dans sa rubrique Justice. pour ceux qui aiment avec raison et justesse la précision des faits, les dates et les références nettes

Mieux encore pour la morale de Charles Caillet: il a été condamné récemment pour CENSURE POLITIQUE dans son journal contre l’opposition UDF à Asnières(affaire Casari contre Asnières-Infos magazine- voir www.asnierois.org- rubrique Justice et liberté d’expression ). les deux élus UDF ont d’ailleurs publié un communiqué que nous avons mis sur le site pour souligner les pratiques “démocratiques” uniques en France du journal de notre maire….

Censure et diffamations à répétition en version définitive judiciaire: voilà qui autorise donc vraiment Charles Caillet, Directeur de publication de journal municipal, à intervenir sur un blog avec compétence et efficacité. sur le sujet!

Le plus ironique de l’histoire: c’est que, comme Manuel Aeschlimann est un élu courageux qui asume toujiurs ses responsabilités d’homme public, son précédent Directeur de publication de magazine municipal, Monsieur DELAGE, avait aussi, avant de quitter ce poste exposé à Asnières, collectionné les condamnations pour censures et diffamations - voir rubrique Justice et poltique de www.asnierois.org

Enfin, pour ne pas faire trop long, mais le site www.asnierois.org a le mérite de servir d’archives municipales indirectes et de mémoire publique citoyenne, tous les internautes qui veulent savoir ce que la Justice, en version définitive, pense des pratiques de Manuel Aeschlimann se référeront avec le rire libérateur naturel qui convient en un tel cas à l’Arrêt de la Cour d’Appel de juin 2005 dans l’affaire dite des corbeaux où Manuel Aeschlimann en prend pour son grade dans la fabrication de tracts diffamatoires sur Asnières, et est innocenté de ce dossier précis au motif que les dépositions de ses amis étaient CONTRADICTOIRES à son égard - c’est dire l’ambiance en mairie-et mettaient donc en doute sa responsabilité propre.

En clair: 8 élus municipaux condamnés pour diffusion de tracts ANONYMES diffamatoires contre d’autres élus ou ex-élus, tous de l’équipe du maire, mais sans chef!!!

Charles Caillet a donc bien raison, avec son bilan, celui des élus de son équipe et de son journal, de parler des Justice. A côté du sien, l’ADECA fait figure de Cosette judiciaire…

Mais à la vitesse où il collectionne, pour l’organe d’expression de son patron, les condamnations- au titre de Directeur de publication- et ceci pour censure politique et/ou diffamation, je me demande si c’était une vraie bonne idée pour lui de venir écrire sur ce blog….

En clair, bienvenue à Asnières, terre des records de censure et de procès.

D’ailleurs, sur ce dernier point, alors que l’on parle beaucou et exclusivement de l’affaire de www.monputeaux.com dans les médias, je crois que les internautes s’intéressant au droit et à la jurisprudence de l’Internet en création auraient plus intérêt à suivre nos nombreux procès en Appel.

NOTA BENE

Sur le sujet des droits et libertés d’ewpression sur l’Internet, il est plus que probable que les Arrêts de Cour d’Appel à paraître sur nos dossiers généres par les plaintes incessantes de Manuel Aeschlimann, ami de la liberté de l’information via les nouvelles technologies, soient vraiment ESSENTIELLES pour l’Internet et les libertés.

Il serait donc utile que le blogosphère suive avec beaucoup d’attention ce qui nous arrive sur le plan juridique. Avis à toutes et tous.

Philippe Vassé
Président de l’ADECA

J’ai l’impression que mon pot de l’amitié est quelque peu compromis.

Référence : L’État de droit et les blogueurs face la manipulation

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Précisions du Maire-Adjoint d’Asnières, délégué à la communication

MAJ 7/7/08 Bruno de Beauregard (fondateur Mayetic) condamné pour diffamation envers Manuel Aeschlimann

Le maire-adjoint d’Asnières a posté ce commentaire dans la note qui précède. Je salue cette ouverture au dialogue et lui souhaite la bienvenue dans la blogosphère. Je repuplie ici l’intégralité de son commentaire et signale par trackback cette note aux blogs concernés :

Quelques précisions sur les Procès en cours pour votre complète information par Charles Caillet, Maire-Adjoint délégué à la communication :

Pour éviter la diffusion d’éléments très partiels et partiaux, il convient simplement de rétablir les faits :

Le maire adjoint à la communication mis en cause pour un communiqué datant de 2003 a fait appel. Or, fait très important, le 25 janvier 2006, la cour d’appel de Versailles a rendu un arrêt décidant la réouverture des débats. De nombreux paramètres sont aujourd’hui connus alors qu’ils ne l’étaient pas en 2003. D’où l’intérêt de cette réouverture.

De même, l’association des riverains présidée par monsieur de Beauregard a toujours prétendu n’avoir aucun rapport avec l’organisation Elahi. Or, autre fait essentiel, la cour d’appel de Versailles a décidé de lier les deux affaires.
Et puisque l’on énumère les plaintes et Procès, il est utile de préciser que plusieurs membres de l’organisation Elahi ont déjà perdu –et définitivement puisqu’ils n’ont pas fait appel- une plainte contre un tract qu’ils jugeaient diffamatoire. C’est un non lieu qui a clos cette affaire.
De même, monsieur de Beauregard omet de dire qu’un des dirigeants d’une association de quartier dont il est membre a perdu en justice contre la Mairie d’Asnières. Ce même dirigeant était d’ailleurs lui-même intervenant auprès de l’organisation Elahi. Là encore, ce monsieur n’a pas fait appel. Son échec est donc définitif.

Sur la plainte en dénonciation calomnieuse déposée par Monsieur A*** contre Francis Pourbagher. Il est utile de rappeler que monsieur Pourbagher a tout d’abord déposé plainte au commissariat d’Asnières en 2003 pour tentative d’intimidation. Il a en effet considéré qu’un automobiliste –qui a été identifié par la police grâce à son numéro d’immatriculation – était passé bien trop près de lui et qu’il n’avait eu que le temps d’esquiver cette voiture. L’automobiliste en question -Monsieur A***- a ensuite porté plainte pour dénonciation calomnieuse. Dès lors qu’il s’est constitué partie civile, la mise en examen de Francis Pourbagher devenait automatique, avant même tout jugement sur le fond de l’affaire.
On a appris depuis lors que monsieur A*** n’était pas seulement membre de l’association des riverains présidée par Bruno de Beauregard, mais qu’il était aussi proche de l’organisation Elahi ayant notamment co-rédigé un ouvrage (« L*** du s*** ») avec M*** P*** (délégué général de la Fondation Elahi et président du Mausolée Hazrat-e-Sheik).
Monsieur de Beauregard devrait apprendre ce qu’est la présomption d’innocence

Enfin, il est particulièrement intéressant que Bruno de Beauregard, Miguel Membrado et leurs amis (Pseudo : Mariano etc…) aient pour référence (à laquelle ils ne manquent pas une occasion de renvoyer le lecteur) le site asnierois.org.

L’auteur de ce site, Philippe Vassé vient d’être condamné par la justice à 5 reprises pour avoir diffamé le Maire d’Asnières et pour refus d’insertion de droit de réponse :

Reconnu coupable, le 10 mai 2005, par la 14ème Chambre du Tribunal de Grande Instance de Nanterre, du délit de diffamation à l’encontre de Monsieur Manuel AESCHLIMANN pris en sa qualité de Député-Maire et condamné à 1 000 € d’amende avec sursis, à 1 500 € au titre de l’article 475-1 du Code de Procédure Pénale et à 1 € de dommages-intérêts.

Reconnu coupable, le 7 juin 2005, par la 14ème Chambre du Tribunal de Grande Instance de Nanterre du délit de refus d’insertion sur son site internet des droits de réponse adressés par la Mairie et condamné à 800 € d’amende avec sursis, 1 € de dommages-intérêts et 1 000 € au titre de l’article 475-1 du Code de Procédure Pénale.

Reconnu coupable, le 6 septembre 2005, par la 14ème Chambre Correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Nanterre du délit de diffamation à l’encontre de Monsieur Manuel AESCHLIMANN pris en sa qualité de Député-Maire et condamné à 800 € d’amende, à 1 000 € au titre de l’article 475-1 du Code de Procédure Pénale et à 1 € de dommages-intérêts ainsi qu’aux entiers dépens.

Reconnu coupable, en septembre 2005, par la 14ème Chambre du Tribunal de Grande Instance de Nanterre, du délit de diffamation à l’encontre de Monsieur Manuel AESCHLIMANN et condamné à 1 200 € d’amende, 2 000 € de dommages-intérêts, 1 500 € au titre de l’article 475-1 du Code de Procédure Pénale et de payer la publication dans deux quotidiens.

Reconnu coupable, le 13 décembre 2005, par la 14ème Chambre du Tribunal de Grande Instance de Nanterre du délit de refus d’insertion sur son site internet des droits de réponse adressés par la Mairie et condamné à 800 € d’amende avec sursis,
1 € de dommages-intérêts et X € au titre de l’article 475-1 du Code de Procédure Pénale.

Plus grave encore, le même Philippe Vassé a été condamné le 25 Octobre 2000 par le tribunal de commerce de Paris à 10 ans d’interdiction de gérer et de diriger toute personne morale. Ce monsieur n’a donc légalement pas le droit de présider l’association qui gère son site. Mais il le fait quand même …Bel exemple de respect de la loi.
Les amis de Mayetic, qui prétendent laver plus blanc que blanc ont décidément de bien curieuses références…

Quant aux mails qui semblent soutenir la position de Manuel Aeschlimann et qui sont visiblement formaté de la même source, merci d’éviter une fois encore de tomber dans le panneau faites nous l’honneur de penser que nous avons autre chose à faire que de fomenter de faux commentaires. Et regardez au vu des réactions que cela suscite à qui profite une fois encore cette agitation.

Référence : L’État de droit et les blogueurs face la manipulation

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Après les tripatouillages sur Aeschlimann dans Wikipédia, les commentaires bidons dans les blogs

MAJ 7/7/08 Bruno de Beauregard (fondateur Mayetic) condamné pour diffamation envers Manuel Aeschlimann

Pot de confitureIl est temps de resortir le pot de confiture. Irène Delse me signale qu’un certain “Franck”, l’auteur de ce commentaire sur mon blog, s’est ensuite rendu sur le sien pour y déposer ce commentaire sous le nom de “Xavier”. C’est ce qu’on appelle de l’astroturfing. La page de wikipédia décrivant ce qu’est un spin doctor place l’astroturfing dans la rubrique “voir aussi”. Je rappelle que la notice wikipedia redigée depuis la mairie d’Asnières suggère que Manuel Aeschlimann est le spin doctor de Sarkozy.

J’ai beaucoup pleuré, presqu’autant qu’en découvrant l’inexistance du père Noel, car c’était la première fois qu’un commentaire posté ici soutenait la municipalité et le député ! Je crains malheureusement qu’il faille se résoudre à le ranger dans la lignée des tripatouillages de la notice Aeschlimann de Wikipédia.

L’adresse IP de “Franck” le mutant est : 82.120.32.###.
Le DNS inverse indique que cette adresse correspond à un abonné Wanadoo de du BAS Puteaux. En détails celà donne : APuteaux-152-1-2-###.w82-120.abo.wanadoo.fr

Il semblerait que “Franck” le mutant se soit aussi rendu sur les blogs qui suivent :

Merci au auteurs de ces blogs d’infirmer ou de confirmer que “Franck” a bien muté en “Francis” et en “caro” chez eux en vérifiant que l’adresse IP de ces commentateurs correspond (82.120.32.###). MAJ Ollivier Gilles (13espritmedia) et Philippe NIEUWBOURG (nieuwblog.com) confirment dans les commentaires de cette note.

Comme je suis très vif, j’ai déja pensé à deux suspects. Je les tutoies, selon l’usage en vigueur dans la blogosphère :

Christophe Grébert. Es-tu abonné chez Wanadoo ? Si oui, quelle est ton adresse IP ? Si elles sont proches, voire identiques, c’est soit toi, soit ton voisin.

Bruno de Beauregard. Quels sont tes liens avec les habitants de Puteaux ? Tous, sans exception. A quand remonte ta dernière visite là-bas ? As-tu une seconde famille cachée qui vit à Puteaux ?

A part ça, je ne vois personne d’autre dans les Hauts-de-Seine (92) qui aurait intérêt à poster des commentaires bidons dans tous les blogs qui évoquent le communiqué de la mairie pour défendre l’honneur outragé du député-maire d’Asnières.

Référence : L’État de droit et les blogueurs face la manipulation

MAJ 23/2/06 Alors, elle en est où cette plainte en diffamation ?

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Philippe Bilger à une journaliste de Libération : “moche, grosse ou mal-foutue”

Ca y est ! ~laurent tout fier de son first mover advantage sur le créneau de la catapulte virtuelle est soumis à rude concurrence. Philippe Bilger n’est pas content d’une journaliste de Libération, et ça nous vaut un texte à encadrer dans toutes les bonnes chaumières.

Aveux : oui, j’ai fait un titre sensationnel, sur le modèle du journal en question. c’est un pastiche. 

Sur l’éthique dans une certaine presse moralisatrice et bien pensante, on lira avec profit le compte-rendu de l’audience de l’affaire Monputeaux chez Saint Eolas. Une petite perle s’est glissée concernant Pascale Robert-Diard. Sauras-tu la retrouver ?

L’affaire Mayetic bloguée en Italie

Comme nous donnons régulièrement des leçons de démocratie à notre voisin transalpin, c’est avec intérêt que je découvre qu’un blog italien relaie l’affaire Mayetic. Je viens de tomber là-dessus via Technorati. Illustration supplémentaire de la réaction trop tardive du député.

Référence : L’État de droit et les blogueurs face la manipulation

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Le député-maire d’Asnières attaque les cofondateurs de Mayetic en diffamation

MAJ 7/7/08 Bruno de Beauregard (fondateur Mayetic) condamné pour diffamation envers Manuel Aeschlimann
MAJ 23/2/06 Alors, elle en est où cette plainte en diffamation ?
MAJ 21/4/06 Manuel Aeschlimann confirme le dépôt des plaintes en diffamation

La mairie d’Asnières réagit aux accusations des deux anciens dirigeants de Mayetic.

Le communiqué de presse est accompagné des trois pièces suivantes : Mémorial Sainte Janie, Ostad Elahi et extraits. Outre une réponse détaillée concernant le fond de l’affaire, le communiqué indique que le député-maire d’Asnières Manuel Aeschlimann a déposé plainte en diffamation contre les deux ex-dirigeants de Mayetic.

Je note que le député disposait de trois options :

  • Ignorer les accusations et attendre que l’affaire se tasse
  • Répondre sans porter l’affaire devant les tribunaux
  • Répondre de ces accusations en justice

C’est la troisième option qui a été retenue, probablement la plus risquée pour lui, car il s’agit d’une arme à double tranchant. Elle m’apparaît à la mesure de la gravité de ce dont il est accusé. A mes yeux l’ordre public est rétabli puisque l’affaire sera tranchée devant les tribunaux, comme il se doit dans un Etat de droit, plutôt que sur la place publique dans un climat délétère. Il n’y a donc pas lieu de poursuivre ce que j’annonçais ici, à moins que le député soit débouté et n’en tire pas les conséquences.

A l’adresse des blogueurs, la mairie d’Asnières indique :

Des bloggeurs, de bonne foi, ont pu relayer les propos de messieurs de Beauregard et Membrado, sans savoir vraiment à qui ils avaient à faire. Par contre, d’autres l’ont fait, de manière organisée et délibérée.

Je fais observer au maire-adjoint à la communication d’Asnières, puisque c’est lui qui signe ce communiqué que :

  • Près de trois semaines pour réagir à de telles accusations, à l’heure d’Internet, c’est trop lent. En comparaison, si quelqu’un a quoi que ce soit à reprocher au maire d’Aubusson, Michel Moine, il lui suffit de déposer un commentaire sur son blog. S’il ne réagit pas rapidement, il court le risque de donner l’impression qu’il cache quelque chose. Certes les tailles ne sont pas les mêmes, mais les moyens non plus, il me semble. L’UMP est très présent sur le net, mais l’envisage visiblement encore comme un média à sens unique, comme la télé, alors que c’est un média avec une voie de retour.
  • Dans l’ensemble, les blogueurs ont fait preuve de beaucoup de retenue et de pas mal de scepticisme, à mille lieues des lynchages qu’on peut parfois constater dans la presse. C’est donc essentiellement l’absence de réaction de votre part qui a donné lieu à un début de mobilisation. Condamner la chose reviendrait à reprocher à nos concitoyens de ne pas être extrêmement attachés au bon fonctionnement de nos institutions, à la séparation des pouvoirs etc. Un maire-adjoint devrait s’en réjouir plutôt que de le déplorer, et, puisque c’est le secteur dont il a la charge, se demander si des tripatouillages dans wikipédia sont vraiment ce que l’on peut faire de mieux pour instaurer un climat de confiance entre les citoyens et leurs représentants ?

MAJ Je mets à jour l’ensemble des notes concernant cette affaire pour qu’elles fournissent un lien vers celle-ci.

MAJ2 A voir :

Référence : L’État de droit et les blogueurs face la manipulation

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