Monthly Archive for December, 2005

PBS Nova in streaming

PBS Nova programs available in streaming.

Note that NOVA programs are not available for downloading due to rights restrictions.

Continue reading ‘PBS Nova in streaming’

Mon Dieu, le marché du mobile est un oligopole !

Je n’ai pas fait d’école de commerce, mais il me semble que certaines d’entre elles enseignent comment contrôler un marché à trois, sans se rencontrer. Le fait de ne pas se rencontrer est fondamental, car sinon c’est illégal.

Visiblement nos chers opérateurs mobiles ont commis l’erreur de prendre un pot ensemble, et les voici donc à l’amende. Coût du pot : 543 millions d’euros. Et ce n’est pas fini, apparemment.

Comme souvent, il faut aller un peu au-delà de la fable de la veuve et de l’orphelin (le vilain opérateur contre le gentil consommateur). Qui a organisé ce marché à trois ? Savait-il qu’un marché à trois conduit mécaniquement à l’oligopole ? Ne serait-ce pas plutôt lui qu’il faudrait sanctionner ? Soit pour incompétence s’il ne le savait pas, soit pour une décision qu’on juge désormais contraire à l’intérêt du consommateur.

Le il en question est naturellement l’Etat, qui considère le spectre hertzien comme une ressource rare, et a donc décidé d’autoriser trois licences. En vérité, je pense qu’en prenant en compte les aspects techniques, cette décision était bonne à l’époque, de même que la création d’opérateurs mobiles virtuels par la suite pour compenser certains de ses effets pervers.

Si le spectre hertzien est une ressource rare, c’est un monopole naturel. L’Etat peut certes déléguer son exploitation au secteur privé, mais il est tout de même pervers de s’étonner ensuite de comportements oligopolistiques de la part… d’un oligopole.

Donc, une fois de plus, au lieu de poser tranquillement les problèmes dans toute leur complexité en y apportant tranquillement des solutions, on entretient la jolie fable du pauvre consommateur qui s’est fait voler par de vilaines entreprises sanguinaires.

Tout ceci ne serait pas bien grave si nous n’étions pas dans une situation où les progrès techniques amènent à se demander si le spectre hertzien n’est finalement pas une ressource non rare. L’entretien de cette fable occulte ce débat, nettement plus intéressant. L’oligopole n’a pas lieu d’être dans ce cas. Mais les acteurs actuels n’y sont pour rien, c’est à nos représentants politiques de choisir.

Naturellement les opérateurs actuels s’opposeront sans doute jusqu’à leur dernier souffle à un tel changement politique. Ce sont des manoeuvres en ce sens qu’il faudrait plutôt surveiller, et condamner si nécessaire. Mais, ici aussi, la plus grande force de résistance risque d’être l’Etat. Car qui dit ressource non rare dit absence de privilège étatique dans l’attribution des licences.

Je précise que je n’ai aucun lien avec les opérateurs mobiles et aucune action. Je suis client chez Orange, essentiellement pour des raisons de couverture. Et oui, je trouve que c’est trop cher.

Un dirigeant doit-il bloguer ?

Un homme de pouvoir avisé n’a probablement pas personnellement intérêt à bloguer au fil de la plume. On sort de l’ambiguïté à son détriment, selon la formule d’un cardinal.

Nous vivons toutefois une période où le crédit dont jouit un individu est inversement proportionnel à l’ampleur de ses responsabilités. La pureté de l’innocence va à ceux qui ne se salissent pas les mains, en refusant systématiquement toute forme d’engagement et de responsabilité. Aux autres le fardeau permanent du soupçon de culpabilité.

Lorsque l’on se borne à une posture contemplative, le pouvoir est vu comme nauséabond et corrupteur. On voit un fait particulier qui nous déplaît, sans le replacer dans son contexte. Ce n’est pas toujours faux, mais si l’on se donne la peine de s’impliquer et de s’informer, les turpitudes sont pratiquement toujours explicables sans rentrer dans une dialectique opposant les bons et les méchants.

Pour faire pièce au pouvoir grandissant de l’activiste, qui demande des comptes, le silence devient la pire des réponses. Il est temps de revenir à Montesquieu qui posait que pour faire de grandes choses, il ne faut pas être au dessus des hommes, il faut être avec eux.

Voir le blog de Philippe Bilger, Avocat Général près la cour d’appel de Paris, qui tente avec beaucoup de courage l’expérience.

La prise de pouvoir de l’activiste

Dans la structure de pouvoir des démocraties actuelles, l’aspect le plus utile de l’activiste est de contribuer à empêcher la dictature de la majorité. Dans l’idéal, la République est le lieu neutre où chaque individu jouit d’un pouvoir égal et exprime ses idées, indépendamment de son identité privée. En pratique, les individus se regroupent en fonction de leurs intérêts pour peser sur les décisions.

Il en découle une mise en concurrence des groupes d’activistes pour retenir l’attention et donc influencer les choix. Cela peut se faire discrètement par le contrôle de divers médias ou par une présence permanente à Bruxelles pour bénéficier de l’oreille des décideurs, en somme ce qu’un gauchiste qualifierait d’abjects groupes de pressions ou de lobbies. En vérité, c’est de l’activisme pour ceux qui disposent de l’arme financière. Pour les autres, il reste le bruit et le désordre. Pétitions, grèves, manifestations, blocages, destructions, terrorisme, la palette est riche.

Tant que la République est plus forte que les activistes, cette confrontation est plutôt positive. Des élections quinquennales ne suffisent pas à prendre en compte l’ensemble des aspirations de la société. Cette confrontation musclée assure que les récriminations les plus fortes seront prises en compte. Naturellement, on est loin de l’idéal républicain où seul le rationalisme et la force des idées devraient compter.

La destruction des tours du World Trade Center le 11 septembre 2001 symbolise un tournant dans le rapport de forces entre l’activiste et les structures centralisées étatiques. Quelques individus, agissant de façon décentralisée avec la palette des technologies courantes, peuvent damer le pion à la nation la plus puissante. On trouve quantité d’autres exemples, moins tragiques, de cet affaissement des structures centralisées au profit de petits groupes décentralisés.

Un certain angélisme conduit à considérer cette décentralisation comme éminemment positive. Sans doute parce que comparer un mouvement globalement positif comme le logiciel libre et un mouvement terroriste organisé selon les mêmes principes apparaît à priori choquant. Or ce n’est pas en étant béat d’admiration que nous éviterons le pire, c’est en l’anticipant et donc en développant divers anticorps.

Une autre erreur consiste à considérer qu’un phénomène émergeant, qui marque des points par rapport à l’existant, finira par le remplacer. Or il s’agit généralement d’une nouvelle espèce qui apparaît dans un écosystème, conduisant les autres espèces à s’y adapter. La question n’est donc probablement pas la disparition des structures centralisées au profit des structures décentralisées, mais une nouvelle cohabitation entre elles.

Si l’activiste ne mûrit pas, en délaissant sa posture protestataire au profit d’une approche constructive et raisonnée des problèmes, l’accroissement de son pouvoir aura des effets désastreux si rien ne peut lui résister. Le pouvoir donne des responsabilités. Chacun, des deux côtés de cette ligne imaginaire qui semble les diviser, devrait les assumer pleinement.

Demo v2 pre mortem

Le post mortem est pratiqué à la suite d’une catastrophe. L’ambition est d’en tirer les enseignements afin d’éviter qu’elle ne se reproduise. Je propose encore plus ambitieux, le pre mortem : déterminer tout ce qui ne va pas avant la catastrophe. Dans le cas de demo v2, la catastrophe serait de n’aboutir à rien d’autres que des débats. Je liste ci-après ce qui me préoccupe pour l’instant.

  • Les accents révolutionnaires et idéalistes. C’est romantique, c’est médiatique, c’est vendeur. Mais il ne faudrait quand même pas s’auto-intoxiquer. Qu’on les retrouve lorsqu’on évoque le projet pour provoquer l’adhésion, soit. Qu’on les retrouve au sein même des règles du noyau, c’est à mon sens une grave erreur, spécialement dans un contexte multinational. S’encombrer d’un idéal, c’est créer un clan, alors que l’objectif est de fournir un outil qui puisse servir indépendamment d’un idéal donné. A titre d’exemple, l’équilibre économique, écologique et social ce sont des objectifs, pas des règles de fonctionnement. Chacun aura une définition différente de ce que c’est, des moyens d’y parvenir, en fonction de son corpus idéologique. Une règle c’est clair. Si c’est ouvert à interprétation, ce n’est plus une règle.
    Les logiciels libres (GNU) ou leur extension à toute forme de création (Creative Commons) sont révolutionnaires dans leurs effets, mais ultra-pragmatiques dans leur démarche. Ils ne remplacent pas l’existant (législation sur le droit d’auteur), ils l’utilisent à leur avantage. C’est en gros la stratégie “utilise la force de ton ennemi pour le vaincre”. Il n’y a pas d’idéal dans le noyau linux, dans les outils GNU ou dans leur licence. De simples règles de fonctionnement.
    Autre exemple, dire que “les hommes sont libres et égaux en droit” c’est une règle. Dire que les “hommes sont libres et égaux” c’est un objectif. Dans le premier cas on me donne un cadre strict, le droit, où cette égalité va pouvoir être garantie. Dans le second, on me donne un idéal sans lien avec la réalité concrète. Chacun aura alors sa définition de l’égalité. Tiens, on croirait un pays sympathique entre Alpes et Pyrénées où chacun se plaint sans cesse d’être moins égal que son voisin.
  • Clarté sur les objectifs poursuivis. De mon point de vue, l’objectif de demo v2 est d’accroître la base participative de nos démocraties. Dans l’une de ses premières applications concrètes, le TCE 2.0, je ne pense pas que nous aboutirons à un TCE 2.0 meilleur que le premier. La seule véritable différence tiendra à la démarche d’élaboration. TCE 1 était un produit fini de la VGE Corporation, à prendre ou à laisser. TCE 2.0 est élaboré par une communauté de citoyens responsables qui, du fait de leur participation, auront un lien d’appartenance (a sense of ownership) avec le produit fini. TCE 2.0 sera même probablement nettement moins bon au début que TCE 1. Mais si sa base participative est massivement plus vaste que TCE 1, il finira par être plus adapté aux besoins de l’ensemble des citoyens.

Je pense qu’une solution est d’avoir deux documents. L’un listerait nos objectifs, sans craindre les contradictions. L’autre les règles du noyau. Les désaccords sur les objectifs renforceraient donc le noyau, puisqu’il serait davantage “multi-plateforme”.

Démocratie version 2

Il est temps de rejoindre ~laurent, qui nous invite à passer notre démocratie en version 2.

L’histoire et le relativisme devraient nous rappeler que notre système politique actuel est nécessairement temporaire. Nos démocraties ne sont ni abouties, ni pérennes. Il y a à peine un siècle, la République était tout juste consolidée en France. Les nations allemandes et italiennes étaient à peine constituées. Ce type de démocratie n’est devenu le modèle dominant du monde que depuis quelques décennies et reste extrêmement fragile ou caricatural dans quantité de pays. Envisager nos démocraties comme immuables et indépassables, c’est se priver de la possibilité de les améliorer.

Mais nous ne nous contentons pas d’envisager notre système comme supérieur aux autres, au point de nous livrer chez ceux qui ne le partagent pas à un prosélytisme quasi-colonial. Nous l’idéalisons. Nous faisons mine de croire que nos démocraties donnent le pouvoir au peuple, alors qu’elles ne fonctionnent effectivement que parce que ce pouvoir est relatif. Nous oublions usuellement le deuxième pilier, sans quoi le reste s’effondre, les contre-pouvoirs, qui constituent autant d’anticorps vitaux au pouvoir absolu du peuple.

Ces contre-pouvoirs prennent diverses formes. Bicamérisme, représentativité, pouvoir judiciaire indépendant, banques centrales indépendantes, entreprises, constitutions non-volatiles, Union européenne, traditions, syndicalisme, activisme etc. Le peuple est certes souverain, mais considérablement corseté. Cette réalité est rarement assumée clairement. Or l’occulter est le comble de l’infantilisation. Non seulement on juge le peuple trop bête pour s’assumer lui-même, mais surtout on le juge incapable de comprendre que la limitation des pouvoirs est cruciale au bon fonctionnement d’une société paisible.

L’avantage de l’infantilisation, c’est qu’elle finit toujours par vous donner raison. Traitez des adultes comme des enfants, ils finiront par vous renvoyer d’eux une image infantile. Le peuple va ainsi, tel un enfant gâté, vous jeter à la figure votre belle constitution, qui organisait justement une subtile matrice de contre-pouvoirs. Il va aussi voter pour les phénomènes de foire, envoyant des candidats crédibles en préretraite.

Cette idée que l’élection est le socle d’une démocratie est une fiction, depuis longtemps perçue comme telle par une majorité de citoyens. Même les classes moyennes supérieures, qui ont pourtant un intérêt considérable à la pérennisation du système, n’annuleront pas un week-end aux Seychelles pour participer à une élection.

L’absurde est en vérité de croire que des organisations sociales créées lorsque la majorité de la population savait à peine lire puissent survivre, immuables, dans des sociétés qui se fixent pour objectif de mener le gros de leur population vers des études supérieures, et y parviennent déjà en partie. Nos représentants politiques sont certes plus estimables qu’on ne le dit usuellement, mais ils ne sont pas très différents de nous. Certains sont plus intelligents, d’autres moins, mais rien ne les prédispose dans l’ensemble à prendre de meilleures décisions que nous. Or si notre représentant ne nous est pas supérieur, pourquoi donc se faire représenter ?

Il est exact que si nous ne changeons rien à notre organisation sociale actuelle, nous sommes trop nombreux, ce qui exige mécaniquement d’être représenté. Mais c’est prendre le problème à l’envers : changeons notre organisation sociale pour éviter d’avoir à être systématiquement représentés par plus incompétent que nous, collectivement.

Si l’on veut bien un instant cesser de considérer l’élection au suffrage universel comme sacrée et consubstantielle de la démocratie, diverses perspectives s’ouvrent. Si nous sommes tous des citoyens responsables, je dois m’habituer à faire confiance à mes concitoyens pour prendre les bonnes décisions dans les domaines auquel je ne connais rien. Si j’exige d’avoir une part dans la décision via un représentant élu, en vérité je ne leur fais tout simplement pas confiance. Je préfère passer via un incompétent que je peux renvoyer à la prochaine élection, plutôt que de laisser faire ceux qui savent. C’est très confortable, car je peux ensuite rejeter la responsabilité des erreurs sur quelqu’un d’autre, mon député, plutôt que d’admettre qu’elles font partie de la vie et que finalement, si j’avais pris la peine de m’informer et de participer à la décision, j’aurais peut-être pu les éviter. C’est certes courir un très grand risque, celui de découvrir qu’on est faillible et qu’on ne ferait pas forcément mieux.

MAJ 4/1/06 : Voir chez Alain Lefebvre Pourquoi changer la démocratie ? : Passons de la “représentation” à la “participation” !

La chimère de l’entreprise socialement responsable

Dans l’absolu et en théorie, il serait souhaitable que l’entreprise soit un acteur économique et social. Dans les faits, on constate que ce n’est pas le cas.

La fonction d’une entreprise est de rémunérer le capital. Toute son activité est subordonnée à cet impératif.

Une entreprise isolée qui se soucierait d’autres impératifs perdrait en compétitivité face à ses concurrents. De plus, les questions sociales sont complexes, l’Etat et les hommes politiques montrent combien elles sont difficiles à gérer. Par quel miracle des dirigeants d’entreprise, pour la plupart formés dans des écoles de commerce, obtiendraient-ils de meilleurs résultats ?

Il est nettement plus sain et clair d’avoir des entreprises ultra-compétitives qui se concentrent sur une une seule chose et la font bien (rémunérer le capital), et de mettre en place des régulations qui s’appliquent à l’ensemble des entreprises.

Malheureusement, ce modèle est partiellement en crise.

Le terrain de jeu de l’entreprise est mondial, celui de la régulation est régional. L’Union européenne est actuellement le seul régulateur d’envergure. Elle peut, lorsqu’elle le souhaite, faire plier General Electric ou Microsoft. Mais ses compétences sont limitées, d’une part statutairement, et d’autre part car il lui faut composer avec l’ensemble des autres puissances régionales.

D’autre part, la régulation arrive toujours trop tard et entraîne presque toujours des effets secondaires néfastes. Il faudrait intervenir nettement plus en amont. Les idées évoquées par ~laurent sous la bannière “démocratie 2.0” me semblent ouvrir une voie fertile dans ce sens.

Et nous avons déjà un exemple très technique qui nous prouve que ça peut marcher. le logiciel libre régule bel et bien le logiciel propriétaire en amont, ce que n’ont su faire ni le gouvernement américain, ni la commission de Bruxelles.

Blog & Néo-lobbying

Ce qui suit est une version légèrement amendée d’un mail envoyé à ~laurent, qu’il avait publié ici.

Les blogs sont la première étape dans la formation de groupes, voire du “néo-lobbying”. Ensuite, il faut mettre en place des services web (plus ou moins l’équivalent des outils UNIX/GNU). Etant libéral, sans doute “ultra-libéral” pour des yeux français, je pense que la base de tout, c’est l’information et la transparence.

Je vois bien à terme un service qui permettrait de “traquer” chaque produit, par exemple. Il me semble qu’il y a moyen de faire un “deal” lors du déploiement des chaînes logistiques RFID. Vu que le RFID pose divers problèmes au niveau de la vie privée, si les entreprises veulent éviter le même fiasco que pour les OGM (je suis plutôt pro-OGM ;)) elles doivent en échange du déploiement RFID ouvrir leurs chaînes logistiques. L’ouverture des chaînes logistiques est le changement qui permet tout le reste.

On peut voir ça comme l’équivalent de l’ouverture du code source dans le logiciel, même si les impacts économiques sont assez différents. Dans le monde réel du non respect des droits d’auteur, l’ouverture du code source entraîne presque mécaniquement la gratuité alors que l’ouverture de la chaîne logistique abaisse sans doute les barrières à l’entrée, mais pas à zéro comme pour l’immatériel.

A partir du moment où chaque produit est trackable, il y a moyen d’évaluer son coût énergétique, social… Donc le service web de tracking servirait de source à des services web d’études d’impact sur l’environnement, sur le social etc.

Il y a sans doute moyen de vendre ça comme de la réduction de coûts aux entreprises puisque les régulateurs européens leurs imposent de toute façon un tracking de plus en plus poussé. Ça devient plus qu’absurde de tout mettre sur l’étiquette. Aux US la genèse n’est pas tout à fait la même (les fonctionnaires tatillons de la DG n°X sont remplacés par la peur du procès) mais le résultat est à peu près le même. Bref le consommateur peut consulter l’”étiquette” et l’”historique” du produit sur son mobile. De façon réaliste, on aboutira plutôt à des labels (bref des marques). Mais des labels dont le degré de confiance est évalué en temps réel, pas les labels bidons actuels.

En gros les boites ont le choix entre des activistes obtus à la Bové qui font tout dérailler, ou des activistes intelligents qui les obligent à prendre en compte les externalités, en les rendant visibles. De mon point de vue, la méthode Bové n’aboutit à rien, à part de la destruction économique. Elle exige des entreprises d’être socialement responsables, ce qui est une foutaise, car ça ne peut pas être l’objet d’une entreprise, c’est trop compliqué à gérer. Il faut arrêter de considérer l’entreprise sur un plan moral. Elle est amorale, au même titre qu’une chaise ou une machine. C’est complètement stupide de demander à une machine d’avoir un comportement socialement responsable.

La régulation top down de Bruxelles c’est mieux que rien, mais il nous faut de la régulation bottom-up. Et ça ne peut venir que de groupes de citoyens intéressés par le problème, voire même du personnel de l’entreprise directement, hors “horaire de travail”, voire mieux si l’entreprise voit un intérêt à faire du sponsoring sur le modèle sportif.