Un homme de pouvoir avisé n’a probablement pas personnellement intérêt à bloguer au fil de la plume. On sort de l’ambiguïté à son détriment, selon la formule d’un cardinal.
Nous vivons toutefois une période où le crédit dont jouit un individu est inversement proportionnel à l’ampleur de ses responsabilités. La pureté de l’innocence va à ceux qui ne se salissent pas les mains, en refusant systématiquement toute forme d’engagement et de responsabilité. Aux autres le fardeau permanent du soupçon de culpabilité.
Lorsque l’on se borne à une posture contemplative, le pouvoir est vu comme nauséabond et corrupteur. On voit un fait particulier qui nous déplaît, sans le replacer dans son contexte. Ce n’est pas toujours faux, mais si l’on se donne la peine de s’impliquer et de s’informer, les turpitudes sont pratiquement toujours explicables sans rentrer dans une dialectique opposant les bons et les méchants.
Pour faire pièce au pouvoir grandissant de l’activiste, qui demande des comptes, le silence devient la pire des réponses. Il est temps de revenir à Montesquieu qui posait que pour faire de grandes choses, il ne faut pas être au dessus des hommes, il faut être avec eux.
Voir le blog de Philippe Bilger, Avocat Général près la cour d’appel de Paris, qui tente avec beaucoup de courage l’expérience.
















Pour moi le blog est avant tout un outil de gestion de la réputation.
Si je suis pas content de Loic le Meur, je le lui dit dans les commentaires. Le lobying se fait alors par commentaires interposés et aux yeux de tous.
En fait un blog c’est pour simplifier ma boite email “visible”. Dans l’absolue on pourrait même tout simplement mettre en ligne (dans une section pour les afficionados
tout ma boite mail.
On en reviens a ta remarque sur le président de la Commision Européene qui avait mis toute sa correspondance en ligne et on se rapproche du concept d’hypervisibilité d’Alain.