La bulle politique asniéroise : Asnierois.org & Co. (IV)

La bulle politique asniéroise : Asnierois.org & Co. (I)

Un député activement paresseux

Le fidèle lecteur d’Asnierois.org ne manquera pas de relever que le député-maire d’Asnières fait carton-plein au jeu des sept péchés capitaux. Faute de pouvoir être exhaustif je prendrai l’exemple de la paresse.

Sébastien Pietrasanta, suppléant de la candidate socialiste à la députation contre Manuel Aeschlimann, résumait juste avant l’élection l’ensemble de ces griefs :

Lors de mes rencontres avec les Asniérois et les Colombiens, je me suis rendu compte que de nombreux concitoyens ne savaient même pas le nom de leur député. Il n’a rien fait durant ses 5 ans de mandat. Il a préféré faire des coups médiatiques plutôt que de travailler à l’Assemblée Nationale ou de s’occuper des problèmes des habitants de la circonscription.

A titre d’exemple, Le journal Le Cri du Contribuable a noté les députés en mai 2007. Il atteint une note de 8/29 alors que la moyenne est nettement plus élevée…Il n’a déposé que 49 questions en 5 ans alors que la moyenne par député est de 222…Pire encore, il n’a déposé qu’une seule proposition de loi en cinq ans…Et encore…c’était pour interdire les triangulaires aux élections. Une proposition de loi qui touche bien sûr la vie quotidienne des milliers d’Asniérois et Colombiens.

Enfin, le député n’est jamais présent. Il s’est fait épingler par son absence par de nombreux journaux (notamment l’Express). Il n’intervient quasiment jamais à l’Assemblée Nationale. Il ne participe presque jamais aux votes des lois (84 sur 1 094).

Voilà le vrai bilan de Manuel Aeschlimann. Il est terrible et ne fait pas honneur à la politique. Les Asniérois et les Colombiens devraient le savoir avant de voter.

Creusons un peu cette charge :

  • Sur la note de 8/29 du Cri du Contribuable :
    • L’article de Sébastien Pietrasanta est daté du 7 juin 2007. Le 8 juin 2007 asnierois.org publie un article intitulé “Elections : avant d’aller voter” où l’on retrouve cette “information”. Ceux qui commençaient à subodorer un zeste de mauvaise foi du site sont bien vite rassurés : “Chez nous il n’a plus la cote, mais chez les autres ? Eh bien figurez-vous, chez les autres non plus, il n’a pas la cote ! Et, promis, juré, nous n’y sommes pour rien.” Et de préciser, bien en évidence, que “Manuel Aeschlimann a réussi ça tout seul, un beau ZÉRO TOUT ROND POUR L’ANNÉE 2006/2007 !” Sans oublier le lien “top-crédibilité” vers la source d’origine où le lecteur peut constater de lui-même l’incontestable : sur la législature la note est bien de 8/29 et sur l’année de 0/5.
    • J’ai pris un petit échantillon de députés de la précédente législature qui ont été “promus” cette année (ministres, secrétaires d’Etat, président de l’AN etc.) en particulier Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, qui a publié un livre où il critique… l’absentéisme à l’Assemblée. A l’exception de l’excellente Nathalie Kosciusko Morizet qui obtient 3 points de plus qu’Aeschlimann, aucun n’a plus de 2,5/29. Laurent Wauquiez a droit à un zéro tout rond pour les cinq ans. Quant au PS-Modem-Verts-PC, sur l’échantillon que j’ai pris, on culmine à 1/29 sur les cinq ans. (François Bayrou, Jean Lassalle, Yves Cochet, François Hollande, Ségolène Royal, Jean Glavany, DSK, Laurent Fabius, Jean-Marc Ayrault, Didier Migaud, Elisabeth Guigou, Jacques Brunhes)
    • J’ai aussi fait une moyenne de tous les députés dont le nom commence par la lettre A : 3,42/29. En retirant Aeschlimann, on tombe à 3,16/29. Quand on fait la moyenne des députés PS et PC de cet échantillon on tombe à… 0/29.
  • Sur sa productivité :
    • Questions : 49. En comparant sa fiche à l’Assemblée à celles du même échantillon que pour le Cri du Contribuable, on constate qu’il est effectivement en dessous de la moyenne, mais pas de façon scandaleuse. Laurent Wauquiez n’a posé que 24 questions, par exemple, DSK 11… Par rapport à la moyenne de tous les députés (222 questions) c’est différent. Mon échantillon se caractérise (volontairement) par des députés connus ou sur le point de l’être.
    • Propositions de loi : 264. Ici il est dans la partie haute de mon échantillon. Le fait de n’avoir déposé qu’une seule proposition de loi n’est pas très significatif. Le rapport proposition de loi / loi effectivement votée doit tourner autour de 15. Dans les faits, il est assez rare qu’un député soit à l’origine d’une loi. En outre, la plupart des spécialistes du droit se plaignent de l’inflation législative : trop de lois, trop de textes qui se superposent… Retenir ce critère pour jauger l’efficacité des députés les fera, aux choix, rire ou entamer une dépression.
    • Rapports : 9. Ici il fait beaucoup mieux que la plupart de ses collègues.
    • Liste des séances où le nom du député apparaît : 5. C’est ici où la comparaison est la plus défavorable. Il est en bonne compagnie : Laurent Fabius ou Ségolène Royal, par exemple, apparaissent 8 fois. Par ailleurs, quand on sait qu’il suffit d’injurier son voisin pour apparaître dans le compte-rendu, je n’ose imaginer ce qui va se passer si ça devient un critère de qualité des députés.
  • En théorie, le rôle d’un député est de se consacrer aux problèmes nationaux, pas spécifiquement “de s’occuper des problèmes des habitants de la circonscription“.
  • Notons au passage que le culte de la personnalité sévissant à Asnières n’est pas aussi pesant qu’on nous l’affirme, l’opposition socialiste découvrant des masses d’électeurs qui n’ont jamais entendu parler de leur député-maire. De là à en conclure que c’est un problème national, connu depuis longtemps, qui explique pourquoi Aeschlimann ne rate jamais une occasion d’apparaître dans la “propagande” municipale, il y a un pas…

En vérité on se trompe de cible. Ce qui est dénoncé est le fait que le parlement soit devenu une chambre d’enregistrement. La réalité est la suivante :

  • Michel Rocard, ancien Premier ministre socialiste, indiquait que le rôle de l’Assemblée était essentiellement symbolique. Les décisions se prennent quelque part entre le gouvernement, la technostructure, les médias, les sondages, les lobbies et Bruxelles.
  • L’Assemblée ne maîtrise pas vraiment son ordre du jour.
  • Les spécialistes considèrent que le gros du travail utile à l’Assemblée se déroule en commission. Dans la législature qui vient de s’achever Manuel Aeschlimann était membre de l’une des plus importantes : la commission des lois.
  • Dans ce système un député efficace ne perd pas son temps à vociférer en séance à l’Assemblée. Il noue des contacts fructueux dans les ministères et ailleurs, intervient dans les médias pour peser sur les décisions… En dénonçant ses coups médiatiques, Sébastien Pietrasanta complimente involontairement le député.

On est à l’évidence très loin du rôle du parlement tel que l’enseigne probablement Sébastien Pietrasanta à ses élèves en cours d’histoire. Son age d’or s’est achevé avec la IIIe République dont les débats parfois violents ont abouti à certains de nos meilleurs textes. On peut parfaitement plaider pour une restauration de son rôle, qui semble d’ailleurs s’amorcer ces jours-ci. Pour ma part, il me semble toutefois assez anachronique de vouloir ramener le débat entre les murs étroits de l’Assemblée alors que s’amorce grâce au net la possibilité d’y faire participer tous ceux qui le veulent en fonction des sujets.

En creusant, on découvre que la charge initiale, assez ridicule, occulte un débat intéressant, fort éloigné toutefois des préoccupations concrètes de la plupart des asniérois. Comme quoi celui que l’on désigne à la vindicte populaire n’est pas forcément le plus déconnecté des réalités.

Prochaine note : Un vrai politique

Les notes de cette série :

  1. Introduction
  2. Opacité à Asnières
  3. Un heptatraître
  4. Un député activement paresseux
  5. Un vrai politique
  6. Corruption
  7. Déni de réalite (Retirée)

MAJ 13/7

La mairie, de plus en plus réactive, me transmet deux documents intéressants :

MAJ 15/7

Par comparaison de ce qu’est une opposition pertinente et digne de ce nom, voir le site lancé par Christophe à Puteaux :

http://www.puteaux.org/

Référence : L’État de droit et les blogueurs face la manipulation

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12 Responses to “La bulle politique asniéroise : Asnierois.org & Co. (IV)”


  1. 1 lionel

    MAJ de la note.

    La mairie, de plus en plus réactive, me transmet deux documents intéressants :

    - un courrier que le député avait adressé aux membres de l’association Contribuables Associés qui édite le Cri du Contribuable.

    - un communiqué assez hallucinant de Charles Caillet relatif à la zizanie au sein du PS asnierois, qui éclairera utilement le compte-rendu de Sébastien Pietrasanta de la dernière séance du conseil municipal.

    Bon, l’alternance a l’air d’être assez mal partie. Chapeau en tout cas à la classe politique asniéroise pour la bonne image qu’elle ne cesse de donner d’elle-même.

  2. 2 lionel

    sinon, pour ceux qui n’ont pas renoncé à compter les points sur le terrain judiciaire :

    Bruno Casari vient d’être condamné par le TGI de Nanterre pour diffamation à l’encontre de Manuel Aeschlimann.

    Jean-Jacques Semoun est également condamné pour diffamation à l’encontre du directeur général des services municipaux.

  3. 3 japarthur

    Lionel,

    Dans cette note, tu mets indirectement en parallèle S. Pietrasanta et M. Aeschlimann :

    - le premier serait “déconnecté des réalités” et, si l’on en croit le communiqué de l’UMP, “mué [sic] par ses «seules ambitions personnelles»”,

    - le second serait un député efficace, qui “noue des contacts fructueux dans les ministères et ailleurs, intervient dans les médias pour peser sur les décisions…”

    Peut-être, mais :

    1. L’ambition est également présente chez le député.

    2. Quel bien l’action du député si efficace a-t-elle eue pour ses électeurs, au-delà de ce que celà lui amène au titre de sa carrière ?Je partage en grande partie ton analyse sur le fonctionnement des institutions, mais, à moins de faire montre d’un cynisme noir, on peut quand même attendre qu’un élu agissent en faveur de ceux qui l’ont élu.

    Concernant le communiqué de l’UMP, je procède à une analyse sur mon site.

    “Un communiqué assez hallucinant de Charles Caillet relatif à la zizanie au sein du PS asnierois, qui éclairera utilement le compte-rendu de Sébastien Pietrasanta de la dernière séance du conseil municipal”. Désolé, je ne vois pas le lien entre les deux textes.

  4. 4 lionel

    japarthur :

    j’ai reçu le communiqué après avoir rédigé ma note, je ne peux donc pas matériellement dans ma note faire de parallèle sur les ambitions personnelles !

    par ailleurs, je pars d’une charge de Sébastien Pietrasanta qui dit que le député n’a rien foutu en cinq ans. or dire cela, c’est soit de la mauvaise foi, soit démontrer une complète déconnexion des réalités du fonctionnement de notre belle République. comme tu le relèves ailleurs, je suis bon, alors j’opte pour la déconnexion et l’inexpérience d’une fonction qu’il brigue en temps que suppléant.

    concernant ton 2) tu es censé avoir lu ma note suivante où je réponds en partie là-dessus. par ailleurs, si tu relis, j’ai bien précisé, en gras, qu’en théorie le rôle des députés est de se consacrer aux problèmes nationaux. si je signale que c’est en théorie, c’est bien parce que je considère qu’en pratique un bon député fait les deux. Sébastien Pietrasanta dit que ce n’est pas le cas. vu la déconnexion et les erreurs de son argumentation il est plus que permis d’en douter, d’autant qu’on sait que le député s’est exprimé sur le sujet :
    “L’Europe est partout, s’impose à nous, que nous le voulions ou pas. Les dirigeants de notre pays, les uns après les autres, ont conduit la France sur la voie sans retour de l’intégration européenne. Mais alors que nous, élus locaux, sommes tous les jours sur le terrain, il apparaît en revanche que les députés européens sont bien loin et fondus dans la masse informe de l’anonymat d’une si lointaine assemblée. Pas étonnant, dès lors, que pas un Français sur cinq ne soit en mesure de citer un seul nom de parlementaire européen. Le mode de scrutin y est sans doute pour quelque chose.”

    on retrouve exactement les mêmes conceptions dans le courrier qu’il a envoyé aux contribuables associés.

    concernant le communiqué, ces propos ont été tenus lors du conseil municipal dont Sébastien Pietrasanta fait le compte-rendu, en attribuant comme d’habitude le mauvais climat et les attaques personnelles aux autres groupes. comme d’habitude on découvre que c’est une vision pour le moins filtrée. je te suis pour dire que la mairie aurait à mon sens tout à gagner à ne pas rentrer dans ce jeu. ce n’est pas une raison pour ne pas voir que tout le monde y joue.

    comme je ne prends pas les communiqués UMP de Charles Caillet pour autre chose que de la comm, j’ai naturellement demandé publiquement à Sébastien Pietrasanta le compte rendu complet de l’intervention de son collègue.

    enfin, c’est extraordinaire que tu me ramènes sur la question de l’ambition personnelle, alors que j’ai découpé ma note pour être plus lisible sur la base de ta réaction, en précisant que ça m’inquiettait de le faire et que je précise bien, en introduction :

    “L’objectif de cette première série n’est pas de montrer que la démarche des opposants à Manuel Aeschlimann est illégitime, je pense au contraire qu’elle est normale et utile, elle cadre même parfaitement avec la conception du politique telle que je l’exposerai brièvement. Je souhaite simplement montrer que la démarche du maire l’est tout autant, que sous l’écume des exagérations et de la mauvaise foi, il y a des divergences politiques profondes, sur des questions fondamentales, et que le climat détestable empêche précisément qu’elles soient exposées, défendues et débattues convenablement.”

  5. 5 japarthur

    Lionel :

    1. Rien ne t’empêchait de faire une remarque dans le commentaire contenant le communiqué. C’est ton droit de ne pas le faire, mais n’invoque pas l’impossibilité matérielle.

    2. J’attends toujours des indications qui démontreraient les résultats obtenus par le député. Je ne dis pas qu’il n’a rien fait, mais, puisque tu laisses entendre qu’il est un député efficace, montre-le. Ces dernières années, il s’est surtout fait connaître comme spécialiste des sondages pour le président de l’UMP. Ne peut-on espérer mieux que des fonctions de “porteurs d’eau” de la part d’élus ?

    3. Concernant S. Pietrasanta, il manque certainement d’expérience nationale et ne prétend pas en avoir, à ma connaissance. (Combien d’élus se sont trouvés dans son cas au moment de leur première élection ?) Par contre, il a le droit d’avoir sa conception du rôle du député. Il semble considérer que, entre autres, un député doit assister aux séances plénières et voter. Même si c’est partiellement symbolique, il me paraît difficile de contrer cet argument.

    4. La présentation du conseil municipal par S. Pietrasanta l’est sur son site personnel. Il a donc le droit de mettre en exergue les points qui lui paraissent importants. Tu peux toujours le comparer avec le compte-rendu officiel qui, en se contentant d’énoncer les décisions, ne permet pas de se faire une idée des débats.

    5. “Comme je ne prends pas les communiqués UMP de Charles Caillet pour autre chose que de la comm, j’ai naturellement demandé publiquement à Sébastien Pietrasanta le compte rendu complet de l’intervention de son collègue.” Il est étonnant que tu demandes “des comptes” à quelqu’un qui n’a pas mentionné les propos de S. Danlos et ne dispose sans doute pas de leur teneur exacte, plutôt qu’à la personne qui les a tenus ou à celle qui les a cités, et qui, de plus, dispose certainement de l’accès à l’enregistrement de la séance.

    6. Je peux comprendre ton exaspération quant aux effets du découpage de ta note initiale. Mais c’est la seconde, après celle sur J. Fischer, dans laquelle la comparaison - même indirecte - d’une personnalité d’opposition avec M. Aeschlimann conduit à une sorte de caricature. Je suis désolé si je ne me rappelle pas par coeur de l’ensemble de ta note initiale, publiée il y a bientôt trois semaines. Une solution consisterait à mettre les différentes parties en ligne aussi vite que possible. J’ai hâte de (re)lire les passages dans lesquels tu présentes ta critique raisonnée de l’action de M. Aeschlimann.

  6. 6 lionel

    1. c toi qui trouve que je fais un parallèle indirect. il se trouve que je ne peux pas l’avoir fait, pour de simples raisons de chronologie. qui parle d’ambition personnelle ? danlos cité par caillet. mais c moi qui fait le parallèle, dans une note que j’ai écrite avant de savoir qui était danlos et ce qu’il pouvait bien penser de pietrasanta. je dois donc anticiper les parallèles indirects dont mes lecteurs vont me soupçonner à partir des communiqués rédigés par d’autres dans une note que j’ai élaborée il y a plusieurs semaines ?! il y a un moment il faut choisir : tu ne peux pas en même temps reprocher à la mairie son manque de réactivité et établir des parallèles foireux lorsqu’elle l’est et que j’ose les publier dans la foulée, exactement comme je le fais usuellement pour tout le monde.

    il est exact que le point de vue de danlos rejoint en grande partie mon analyse que je détaille dans mes notes à venir, et c pourquoi j’interpelle pietrasanta sur le sujet en prévision de cette note. la question des ambitions personnelles m’indiffère car je les juge légitimes et normales (tu noteras que danlos ne critique pas les ambitions personnelles, mais le fait qu’elles soient contraires à l’intérêt général - tiens ça rejoint ma conception du politique). le reste de l’analyse est en revanche étonnamment proche de la mienne. elle se résume à une question simple : pourquoi continuer dans la diabolisation et la dénonciation alors qu’elles se sont révélées totalement contre-productive ? je le disais avant ailleurs (mes notes le prouveront), les élections l’ont prouvé et si le PS asniérois croit que ses résultats sont bons, il prend ses rêves pour des réalités.

    je suis à la recherche d’une opposition pertinente, elle ne l’est pas car elle se regarde le nombril et est complètement obsédée par le député-maire. mauvaise nouvelle : ça n’intéresse qu’une petite minorité ultra-politisée.

    l’exemple le plus frappant c’est les dernières tribunes libres du bulletin municipal. “la censure est terrible” mais quand ils peuvent s’exprimer de quoi parlent-ils ? de leurs brillantes défaites électorales dont tout le monde se fout tandis que les groupes de la majorité parlent d’Asnières et des asniérois. comme ils se croient intelligents les apparatchiks ps locaux pensent sans doute que c parce que les résultats de la droite sont mauvais. la réalité est beaucoup plus simple : c’est parce que ça a un peu plus de chance d’intéresser les lecteurs.

    et en me soupçonnant de faire des parallèles, tu passes à coté de l’objet de ces notes. tu rentres dans la même logique que les apparatchiks locaux : comme je l’écris noir sur blanc, c’est forcément que la vérité est ailleurs. et bien non.

    2. c’est l’objet de ma note à suivre. concernant son action locale, reporte-toi à son site de campagne, où il la détaille. mais évidemment, comme c’est de la propagande, c’est faux. je suis désolé je ne vais pas à sa permanence donc je ne peux te dire s’il règle les problèmes de divorce de ses administrés comme le font certains de ses collègues.

    c’est marrant quand même. pietrasanta dit qu’il n’a rien foutu. on cite des exemples : il est rapporteur de la fiscalité locale, il siège à la commission des lois, on découvre qu’il dialogue et prend en compte le travail d’une association de contribuables…

    on découvre aussi que pietrasanta aurait mieux fait de se taire, parce que sur les critères qu’il prend, le PS est lamentable. l’ensemble de son propos est truffé d’âneries… mais le fond reste vrai ?

    bon alors peut-être que le député a brassé du vent, mais il n’y a aucune preuve de son efficacité. on explique que le fait qu’il soit absent d’une chambre d’enregistrement qui ne sert à rien, mais présent là où elle sert à quelque chose est au contraire le signe d’un souci d’efficacité. pas de preuve ! que charles caillet fasse un communiqué sur le sujet, que je précise qu’il est hautement radioactif et que ça établisse des parallèles injustes.

    on trouve des articles de presse où on apprend qu’il est au contact de la population tous les jeudis. bon, c’est soit des erreurs de journaliste, soit purement électoraliste. on constate que l’audience de ses opposants de droite s’effondre. ce sont les électeurs qui sont idiots, bien aidés par la propagande. on nous explique qu’un âne marqué UMP aurait de toute façon gagné les élections. bin visiblement à Asnières l’âne sarkozy plaît moins que l’âne aeschlimann. conclusion absurde : l’efficacité étant l’obtention d’un résultat pour un minimum de travail, s’il ne fout rien et qu’il plaît plus à ses électeurs que sarkozy, il est hyper-efficace. je suis navré mais ne pas voir qu’il y a une prime ou un effet aeschlimann à asnières qui va au-delà de l’audience naturelle de l’UMP, c’est soit être stupide, soit être de mauvaise foi, soit être déconnecté des réalités, soit ne pas travailler.

    il y a une explication simple au rejet de ses opposants : la réalité ne correspond pas à ce qu’ils disent. et une explication tordue : la réalité est affreuse mais les électeurs sont trop idiots pour s’en rendre compte. danlos, qui contrairement à moi est au contact de la réalité, choisit l’explication simple. caillet a certainement orienté son propos dans un sens favorable à l’UMP, donc avant d’écrire n’importe quoi, je questionne pietrasenta sur le sujet en étant très clair sur ce que j’en pense.

    il faut à un moment que tu sortes de ce qui est le propre d’une bulle, une deconnexion avec montée en sauce par rapport au réel. en l’espèce croire qu’internet reflette le monde réel. c ainsi qu’on pense que le seul titre de gloire de nicolas cellupica est d’avoir fait un monopoly parce que c’est le seul truc qui existe en ligne. croire que ceux qui s’expriment portent un avis général, alors que seule une minorité s’exprime. tout ce que je peux relever, ce sont les incohérences, les contradictions et les contre-vérités. me demander de prouver par A B l’efficacité locale du député, c’est me demander de prouver quelque chose qui est improuvable en ligne. par contre, ce que je prouve, c’est que ceux qui disent qu’il est inefficace ont de bien mauvais arguments et se ridiculisent. et au plan national, sur certains sujets, je peux même prouver qu’il est diablement efficace - objet de la note suivante.

    3. est-ce que je le contre ? non, je dis que c’est une conception respectable et que j’en ai une autre. je dis même qu’à l’époque où c’était le cas, le résultat final (les textes de loi) était bon ! mais ce que je signale, c’est que le député est tout aussi respectable de faire avec la réalité existante plutôt qu’avec un idéal qui n’existe pas. or pietrasanta n’a fait aucun effort pour comprendre cette démarche puisque pour lui ça prouve qu’il ne fout rien. qui est déconnecté des réalités ? ok il est jeune, c pas sa faute. mais je n’ai que cinq ans de plus que lui et je ne suis ni conseiller régional ni élu local. on est clairement dans la ligne de mon introduction : “sous l’écume des exagérations et de la mauvaise foi, il y a des divergences politiques profondes, sur des questions fondamentales, et que le climat détestable empêche précisément qu’elles soient exposées, défendues et débattues convenablement”. en l’espèce je ne pensais même pas qu’il était de mauvaise foi d’ailleurs, mais déconnecté des réalités.

    4. oui très bien, on revient à ce débat où la mairie est tenue de ne pas faire ce que font ses opposants. il suffit de lire mon blog pour savoir que je considère qu’un pouvoir oblige à des responsabilités. mais comme sur le net je considère que le pouvoir c’est toi, moi et les opposants, c’est à dire que les forts c’est nous, j’estime qu’il faut l’utiliser de façon responsable. et si ce n’est pas le cas, on fait exactement ce que l’on dénonce. libre à eux de se considérer comme un contre-pouvoir. libre à moi de considérer que s’ils n’ont pas de recul sur leur propre pouvoir maintenant, il n’en auront pas quand ils auront celui auquel ils aspirent. de plus, si le net ne prouve pas ses capacités à s’autoréguler, il sera régulé. moi je n’en ai pas envie. et si je fais ces notes, c’est en partie pour essayer de prouver qu’il peut l’être.

    tu n’es pas content parce que tu trouves que je fais sa promo, alors que je fais comme avec tout le monde, je laisse tous les points de vue s’exprimer. mais le résultat est là : la mairie nous lit, réagit, tient compte de nos critiques et malgré tout ce que tu pourras dire, ce qu’elle communique éclaire sous un jour nouveau bien des aspects. ce n’est pas suffisant, car tu veux l’élu, qu’il s’exprime, qu’il avoue ses crimes. et bien moi aussi, mais ça n’a pas de sens avec un réquisitoire grotesque.

    enfin, qu’on ne s’étonne pas que les électeurs pensent que c’est bonnet-blanc et blanc-bonnet.

    5. il a un blog, il est mis en cause au cours de la séance pour sectarisme par un de ses collègues, il n’en pipe mot dans son compte-rendu tout en attribuant l’entière responsabilité du climat à l’équipe municipale. je l’interpelle pour 1) connaître sa version 2) le questionner sur le fond qui rejoint ma propre analyse 3) me procurer l’ensemble des propos. il ne m’a pas semblé que tu exigeais les enregistrements lorsque tu prends pour source le site politocard, par exemple. c étrange : pour toi une source anonyme qui tape sur la mairie est fiable mais une source signée qui met en cause Pietrasanta doit être soumise à la question.

    j’ai identifié ce qui m’intéresse dans le communiqué par ailleurs (le vide abyssal meublé par le seul tout sauf Sarko, tout sauf Aeschlimann ; le sectarisme pour seul moteur ; le PS devenu un simple parti d’élus — le reste est pour moi sans intérêt). je n’ai donc pas besoin des enregistrements sur ces points. je demandais l’ensemble pour qu’on ne vienne pas me dire que tout ceci était sujet à caution dans la note que je prévoyais. bon c’est raté : on vient me le dire dans la note où je ne fais que diffuser le communiqué.

    6. je suis ravi que tu trouves que ce soit caricatural, car c’est exactement ce qui est fait dans l’autre sens, en bien pire. je ne dois pas avoir de bol, mais chaque fois que je vais au fond des choses, que je creuse sur des sujets où je le peux, c’est hyper-contestable. des efforts sont-ils faits pour comprendre avant de condamner ? jamais. on dénonce le culte de la personnalité parce que le maire veut être visible, mais on ne se demande pas pourquoi il le fait. on dénonce sa paresse, mais on ne cherche surtout pas à savoir s’il ne s’agirait pas plutôt de choix politiques.

    pietrasanta est à l’origine d’une charge caricaturale, je démontre pourquoi tout en exposant ce que la critique a de pertinent. je considère d’ailleurs qu’il y a une part de pertinence à la plupart des critiques, mais elle est ruinée par l’absence de tolérance.

    je vois très bien pourquoi aeschlimann fait enrager tout le monde : il est doué électoralement, souvent limite et il a des conceptions qui tranchent sacrément avec les habitudes dont la moitié au moins échoue lamentablement et dont une partie est dangereuse. alors on peut crier, ou voir qu’on ne peut rien faire sans se planter.

    au delà de la critique, c’est aussi le signe de vitalité d’un pays d’avoir des élus qui prennent tout un tas de risques, y compris celui du grand n’importe quoi. ça permet à ségolène de faire ses expériences dans sa région et à aeschlimann de faire les siennes dans sa ville. si on creuse, on s’aperçoit d’ailleurs qu’elles ne sont pas très différentes : l’un et l’autre préfèrent la démocratie directe, directement avec les citoyens, plutôt que de passer par des structures politiques. il y a un grand risque populiste mais ça correspond également à une demande forte des populations.

    que ce mépris des débats politiciens qui caractérise clairement aeschlimann conduise au climat d’asnières et finisse par se déverser au tribunal, ça me semble assez compréhensible aussi. mais à vrai dire c plutôt aeschlimann qui est en phase avec son époque : nos concitoyens attendent des réponses concrètes de leur élus à leurs petits problèmes et ont un intérêt limité pour le débat public au sens classique. on peut craindre d’être face à ce qui menace la démocratie depuis Athènes, mais si l’on analyse la campagne de sarko et qu’on la compare à celle de sego, on s’aperçoit que les deux avaient des réponses de type “vote sur enjeu” à la aeschlimann, mais que celui qui a gagné avait de plus une colonne vertébrale dans laquelle elles étaient articulées. il sera intéressant de voir si ça se traduit convenablement en politique ou si ça aboutit à des contradictions inextricables.

    enfin, tu sais très bien qu’il n’y a pas de passage avec critique raisonnée de l’action d’aeschlimann étant donné que ce n’est pas l’objet de ces notes et que j’explique depuis le 29 janvier 2006 que je me consacre à sa défense et les raisons pour lesquelles je le fais :

    http://www.zebraincast.com/blog/archives/77

    je fournis bien assez de liens vers d’autres sons de cloches, à commencer par ma page de référence où j’envoie vers irene delse et vers chez toi.

    voilà maintenant tu vas me dire que je suis long et que c’est illisible :-)

  7. 7 lionel

    MAJ de la note

    Par comparaison de ce qu’est une opposition pertinente et digne de ce nom, voir le site lancé par Christophe à Puteaux :

    http://www.puteaux.org/

  8. 8 japarthur

    Lionel,
    Je vais essayer de me concentrer sur les points essentiels (nouvelle numérotation).

    1. Nul besoin du communiqué de l’UMP pour voir qu’il y a dans ta note comparaison entre M. Aeschlimann et S. Pietrasanta. Relis la dernière phrase de ta note.

    2. (a) La diabolisation existe des deux côtés, (b) si tu relis attentivement le blog de S. Pietrasanta, le site du PS local et les tribunes libres du groupe socialiste, tu remarqueras que l’essentiel porte sur le fond des problèmes (dettes, impôts, manque d’infrastructures, projets mal menées, etc.). Tu peux mettre tel ou tel point en exergue, mais il n’est pas représentatif de leurs prises de position respectives.

    3. Concernant le bilan de M. Aeschlimann, son site le présente clairement. Ce qui manquait, c’était ton appréciation. Ton dernier commentaire fournit des éléments de réponse. Je maintiens que l’idée d’une démocratie dont le parlement ne serait «qu’une chambre d’enregistrement qui ne sert à rien» est assez inquiétante.

    4. Il est indéniable que M. Aeschlimann est très présent sur le terrain et que ses opposants de droite se sont largement effondrés. Il est tout aussi indéniable qu’Asnières est ancrée à droite – tu relevais toi-même le manque d’alternance – et que la confusion autour de l’étiquette UDF n’a pas aidé les électeurs dans la compréhension de la situation. Les électeurs ne sont pas des idiots, mais la propagande, ça marche. Je ne pense pas que «un âne marqué UMP aurait de toute façon gagné les élections», mais il convient de relever que de nombreux députés ont obtenu un score supérieur à celui de N. Sarkozy et même à celui de M. Aeschlimann.

    5. Tu m’accuses de vivre dans une bulle. J’ai l’impression de m’y trouver à l’aise avec toi. Notamment, lorsque tu affirmes que le pouvoir se trouve aux mains des opposants sur Internet et que ce dernier serait capable de s’autoréguler. Je suis sans doute victime du même syndrome, mais l’exemple que tu fournis n’est pas nécessairement le bon. Dans un commentaire d’une autre note, tu m’as accusé d’avoir « outé » N. Cellupica. Outre le fait que le parallèle est totalement inadéquat, je n’ai mentionné le monopoly que parce que c’est le seul document à ma disposition qui fait le lien avec M. Aeschlimann, mentionnant son rôle de collaborateur parlementaire. Quant une personne prétend faire la morale aux internautes, il serait de bon ton qu’il précise qu’il intervient pour le compte d’une des parties. Si de plus, N. Cellupica est bien le chef de cabinet du maire - là, c’est toi qui l’as «outé» - sa prise de contact «anonyme» est d’autant plus discutable.

    6. Tu as pris sur toi de te «consacrer à la défense» de M. Aeschlimann, et même de faire sa «promo» et tu assumes le caractère caricatural de ta présentation, car tu penses que son opposition fait de même, voire pire. Cette comparaison est inadéquate, du fait de ton statut de non-acteur. Ces personnes vivent cette situation au quotidien, et en font peut-être une lecture erronée. C’est beaucoup plus excusable de leur part que de la tienne. A moins que tu renonces clairement à ton statut d’observateur.

    7. S. Pietrasanta a décidé de ne pas commenter à chaud un événement qui est essentiellement interne au PS. Cela me paraît fort compréhensible. Quant à la validation des propos de S. Danlos, je voulais simplement dire que S. Pietrasanta n’a pas la possibilité matérielle de valider les citations contenues dans le communiqué de l’UMP. Libre à toi de lui demander de s’exprimer sur le sujet par la suite.

    8. Tu m’attaques sur mes sources. C’est vrai que j’ai cité une fois le site Polititocard (et non Politocard), mais (a) en quoi est-il une mauvaise source ? (b) je trouve piquant que tu abordes ce sujet à mon égard ; je ne suis pas parfait, loin de là, mais je crois ne pas avoir à rougir de la comparaison dans ce domaine.

    9. Rien ne t’obligeait à ajouter le communiqué de l’UMP dans un commentaire de cette note. Ne viens pas reprocher aux autres d’en avoir tenu compte.

    10. Tu dis que les critiques formulées sur le fond contre M. Aeschlimann sont «hyper-contestables». Cela m’intéresserait que tu donnes ton avis, par exemple sur la situation financière d’Asnières et sur les impôts locaux. Les deux parties ont des interprétations diamétralement opposées. Quelle est ton analyse ?

    11. Je ne pense pas que les politiques – contrairement aux entrepreneurs – doivent prendre «tout un tas de risques, y compris celui du grand n’importe quoi». Leur mission est d’assurer un certain nombre de tâches, dont certaines vitales. L’échec n’a pas du tout les mêmes conséquences.

  9. 9 lionel

    1. et bien pour te faire plaisir je retire la phrase en question, parce que je n’en ai absolument rien à foutre. j’ai pris le propos de pietrasanta parce qu’il reprenait toutes les âneries qu’on a pu lire sur le sujet. tu t’obnubiles sur une phrase qui répond gentiment à des propos grotesques d’un vice-candidat à la députation.

    2.(b) je le lis attentivement et ici aussi, c’est peu sérieux. on se borne à de la critique pointilliste mais une politique financière, ce sont des choix globaux. comme c un domaine complexe qui nécessite énormément de travail pour avoir une vision à peu près sérieuse, je n’ai pas envie de rentrer dans ce débat dans mes notes.

    3. bienvenue dans la Ve République version Mitterrand-Chirac ET dans l’Union européenne. je te cite quelques propos d’aeschlimann qui montrent qu’il a conscience du problème mais tu en restes à ce désaccord factice. je te rappelle simplement qu’on part de Pietrasanta qui est passé complètement à côté du vrai problème.

    5. je ne t’ai jamais accusé de l’avoir outé, j’ai dit que NOUS l’avions outé. et en l’espèce je pensais à José et à moi. par ailleurs, le terme avait une vocation humoristique, nicolas cellupica ayant semble-t-il commis quelques réflexions sur les excès des limitations à la liberté d’expression concernant l’homophobie. désolé je suis taquin, je trouvais très drôle d’utiliser ce terme le concernant.

    par ailleurs je n’interviens pas pour son compte : il a pris contact sous son vrai nom, dans un mail adressé à tous les blogueurs. étant donné que ce n’était qu’un intermédiaire transmettant le communiqué de Caillet, je ne vois pas bien l’intérêt qu’il pouvait y avoir à le citer, outre que le mêler publiquement à toutes ces affaires ne me paraît pas très élégant. comme cela a été fait, j’ai précisé ses fonctions exactes qu’il m’a données lorsqu’il m’a transmis les statuts de l’association. c’est naturellement lui aussi qui m’a transmis les deux derniers documents et qui me transmettra demain l’intervention complète de danlos. donc l’absence de réactivité de la mairie c fait, maintenant le problème c que “j’interviens pour son compte”.

    6. incroyable déformation de ce que j’écris qui aboutit à une seule chose : pointer les erreurs et les contre-vérités est impossible. seules le relais des attaques contre une seule personne et ses affidés est autorisé. j’ai l’honnêteté intellectuelle d’admettre que l’objectivité est impossible à atteindre, qu’on est forcément de quelque part de parti pris. en conséquence je relaie le maximum de points de vues, je suis très ouvert dans mes commentaires sur les miens ce qui laisse au lecteur une totale liberté de se faire sa propre opinion. je considère comme une richesse le fait que nous ne soyons pas d’accord. mais toi tu veux absolument m’imposer ta vision de l’observateur. si tu penses que tu l’es, libre à toi, mais moi je pense que c impossible.

    pour que mon blog soit impartial, je considère qu’il faut que je fournisse un contrepoint à tout ce que je relaie qui n’est orienté que dans un sens, sinon je suis un simple amplificateur. où ai-je dit que j’étais un observateur ? je n’ai cessé d’expliquer ma démarche, depuis le départ, et je n’en ai jamais varié, j’appelle ça l’activiste-responsable. visiblement l’activiste cadre avec ta définition de l’observateur, mais alors quand on passe à la phase responsable, rien ne va plus.

    visiblement pour toi on ne peut pas en même temps défendre le député-maire d’asnières et le mettre en cause. et bien pour moi si : ça s’appelle penser contre soi-même. qui lui a reproché de ne pas avoir de blog ? moi. qui lui a reproché de tarder à réagir ? moi. qui a critiqué ses comités de veille citoyenne ? moi. qui lui a demandé où en étaient ses plaintes en diffamation ? moi. qu’est-ce qui me distingue le plus de lui ? son rapport à l’ordre. est-ce la cause d’une partie de ses ennuis ? oui. est-ce que j’en suis sûr ? non. ai-je rédigé des notes publiques à l’attention de ses équipes pour qu’elles comprennent ma démarche ? oui, ici :
    http://www.zebraincast.com/blog/archives/98

    alors venir me dire que je roule pour elles, que je suis sorti d’un rôle d’observateur que tu m’as auto-attribué, ça montre juste que tu n’est pas d’accord avec ma démarche, et ça n’a strictement rien à voir avec Pietrasanta.

    les élections étant passées, je suis passé à la rédaction de diverses notes où j’explore tout ce qu’il y a de grotesque et de fallacieux dans le beau portrait qui est fait de lui, parce que ça a servi de trame à l’affaire qui m’intéresse réellement. je pensais m’éviter des critiques du style que je m’en prenais à de pauvres innocents sans défense puisqu’il n’y avait plus d’enjeu électoral et que d’ici les municipales ils avaient largement le temps de compenser et même de tenir compte de mes notes pour s’améliorer. je dois vraiment être mauvais, car c’est encore raté.

    10. ok je le ferai rapidement dans un commentaire à venir, mais ce sera très superficiel. initialement je voulais l’ajouter à cette note en réponse au très bon commentaire d’eric, mais comme c trop superficiel, j’ai choisi de ne pas entre dans ce débat.

    11. je suis en même temps d’accord et pas d’accord. la France est passablement sclérosée et il y a tout un tas de choses qui ne fonctionnent pas. c dans ces domaines qu’aeschlimann tente des expériences.

  10. 10 japarthur

    Lionel,
    Je trouve que tu manques de sérieux. Quelques exemples:
    - Je dis que N. Cellupica a pris contact “anonymement” avec les blogueurs, en expliquant qu’il “oublie” de préciser qu’il est lié à une des parties. Tu me réponds qu’il a pris contact sous son vrai nom. S’il n’y avait eu le document “Monopoly”, le lien serait resté invisible.
    - Je te propose un sujet de fond, mais ça prend du temps, bla bla bla. Je mets donc en doute ton affirmation que les critiques de M. Aeschlimann sont “hyper-contestables”.
    - Sur ta position par rapport à M. Aeschlimann, je te cite et ne crois pas avoir déformé ton propos. Mais non, je n’ai rien compris, je déforme.

    Ce que je vais dire n’enlève rien à ce que tu as fait par le passé, comme tu le rappelles fort justement. Mais ta série de notes sur “la bulle politique asniéroise” est tellement partielle et partiale qu’elle en devient incompréhensible.

    Ton analyse des opposants, à ce stade, se limite quasiment à deux phrases - une de J. Fischer et une de S. Pietrasanta - et je trouve cela vraiment court.

    Je vais donc m’arrêter de commenter cette note… en attendant les suivantes.

  11. 11 lionel

    - c grotesque : qq1 qui prend contact pour transmettre un communiqué de la mairie est forcément lié à la mairie. si je n’avais pas trouvé tout seul, je lui aurais demandé.

    - j’essaye de faire des notes incontestables, sur des questions que j’ai creusé à fond et franchement un débat sur la fiscalité locale d’une ville, c hors de portée si l’on veut être sérieux.

    - et bien je te laisse à tes certitudes.

    - que dis la première note : qui est derrière asnierois.org ; que dis la seconde : que le député bosse. mais oui, tu transformes ça en débat sur les opposants alors que ça n’est pas l’objet de ces notes.

    concernant la dette, voilà le brouillon de la note :

    Quelques mots sur la dette d’Asnières

    Dans cet excellent commentaire, Eric écrit que le député-maire est “si peu convainquant sur sa gestion financière”. C’est effectivement le domaine le plus contestable, mais ici aussi ce n’est pas une raison pour écrire n’importe quoi, ce qui est souvent le cas dans ce que j’ai pu lire sur le sujet.

    1. Il est extrêmement positif de voir certains commencer à se rebeller contre notre manie de la dépense publique.
    2. Il m’est impossible d’avoir un avis sérieux sur la dette d’Asnières sans passer du temps à l’étudier et sans consulter des spécialistes, ce que je ne ferai naturellement pas.
    3. Ce que j’ai noté rapidement, c’est que la municipalité est parvenue à faire baisser le taux d’intérêt, ce qui est plutôt un signe de confiance de ses partenaires financiers. C’est un point important, car, contrairement à moi, ils sont motivés pour étudier la question de près. Les discours du style “le ciel va nous tomber sur la tête” rendront à la longue tout le reste du discours inopérant.
    4. Effectuer des comparaisons avec d’autres communes est utile, mais il faut qu’il y ait des similitudes. Une ville et un village n’ont pas les mêmes besoins, ne serait-ce qu’en termes d’infrastructure. Il faut également tenir compte de la croissance de sa population et de son historique etc. On est ici face à une difficulté supplémentaire : l’un des spécialistes de la fiscalité locale à l’Assemblée était semble-t-il un certain Manuel Aeschlimann :-)
    5. Je n’ai rien vu de bien convainquant chez ceux qui aspirent à faire mieux à sa place. Sébastien Pietrasanta se plaint d’une mauvaise répartition des investissements, en citant les économies qui pourraient être faites en matière de comm. Les chiffres que j’ai pu lire étaient peut-être faux, mais il me semble qu’Asnières consacre 0,5% de son budget à la comm, ce qui est exactement le même taux que les régions, par exemple, qui à une certaine époque flirtaient avec les 1% et plus. Par ailleurs, ce n’est pas aussi simple : les investissement en comm génèrent de l’activité. Je n’ai pas la comparaison sur les frais de justice, qui me semblent à l’évidence excessifs et sur les erreurs de gestion, mais ça reste quand même très marginal par rapport au budget global. C’est très bien de les pointer, mais ils constituent des gouttes d’eau. Le problème de fond est le suivant : il y a une forte croissance démographique de la ville qui nécessite de forts investissements. On ne peut pas au niveau national plaider pour que les 20% de logements sociaux soient respectés ou condamner les entraves au regroupement familial et au niveau local s’étonner que dans les villes qui croissent l’investissement ne suive pas toujours. Bref la dénonciation n’est que le premier étage de la fusée et il manque une stratégie crédible de désendettement.
    6. Enfin l’endettement en soi n’est pas un problème. C’est l’endettement excessif qui l’est, et des rapports simples du style tant d’euros par habitants ne signifient pas grand chose. Il faut voir à quoi est consacré l’endettement, ce qu’il rapporte à long terme etc.

    tu me permettras de juger que c très superficiel, mais que ça relativise grandement le discours apocalyptique sur la dette.

    par simple comparaison, voici les interventions récentes de pietrasenta sur le sujet. pas du tout superficiel, extrêmement crédible, hyper convainquant sur ses capacités à mettre en oeuvre une politique financière alternative. sauf que lui c son boulot !
    ses interventions se résument à : 1) la dette est énorme 2) vous n’investissez pas assez. et il résout la contradiction en proposant de réaffecter des dépenses jugées somptuaires à de l’investissement. comment réduit-il la dette ? mystère :

    http://www.psasnieres.org/wp-content/uploads/2007/03/cm_80307_sebpietra.pdf
    http://www.psasnieres.org/wp-content/uploads/2007/03/conseil-municipal-du-29-mars-2007.doc
    http://www.psasnieres.org/wp-content/uploads/2007/06/conseil-municipal-280607.pdf

    dans ce domaine les analyses d’asnierois.org sont d’un tout autre niveau.

  12. 12 lionel

    puisque cette note est jugée partielle et partiale et porte sur des aspects totalement annexes, on ne relèvera pas que cette question de l’absentéisme du député était le premier argument du tract électoral du PS au 2e tour :

    http://www.psasnieres.org/wp-content/uploads/2007/06/19334-trac-2e-tour.pdf

    je n’ose citer les sites d’autres opposants où on la retrouve.

  1. 1 La bulle politique asniéroise : Asnierois.org & Co. (III) at Lionel Lindemann
  2. 2 La bulle politique asniéroise : Asnierois.org & Co. (Fin) at Lionel Lindemann
  3. 3 La bulle politique asniéroise : Asnierois.org & Co. (II) at Lionel Lindemann

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